Olivier Lebé et Patrick McGuiness, Prix du premier roman

Antoine Oury - 08.11.2013

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Prix du premier roman - Olivier Lebé - Patrick McGuiness


Le Prix du premier roman a dévoilé hier son verdict pour les lauréats de cette année : le prix du premier roman français revient ainsi à Olivier Lebé, pour Repulse Bay (La Grande Ourse), tandis que l'homologue étranger de la récompense est allé à Patrick McGuiness, pour Les cent derniers jours (Grasset).

 


 

 

Olivier Lebé faisait notamment face à Loïc Merle, Sophie Van der Linden ou Dominique Le Brun, mais est parvenu à tirer son épingle du jeu. Né en 1963 à Paris, l'auteur est diplômé en histoire de l'art et compositeur de musiques de film. Ses différents voyages, notamment en Asie, l'ont particulièrement inspiré pour ce premier roman.

« Les femmes à Hong Kong affichent un classicisme vestimentaire qui satisfait mon imaginaire. Je feins d ignorer une grande Chinoise très entourée. Elle est tout un monde lointain, le scintillement du sexuel. J éprouve un sentiment de liberté que je n ai pas ressenti depuis très longtemps. Ici, les jeux ne sont pas faits. Le léger vertige de science-fiction que procure la ville a créé en moi un état particulier d éveil et de désir. Ici, je vais vivre. » Le narrateur saura-t-il trouver le bonheur auprès de Beverly C., actrice chinoise aspirée dans le tourbillon d une célébrité internationale ? Sobre, poétique et suggestive, l écriture restitue avec force la subtilité des sentiments et des ambiances.

Le lauréat du Prix du premier roman étranger, Les cent derniers jours, suit un Britannique dans la Roumanie de Caucescu. Le livre a été traduit de l'anglais par Karine Lalechère.

Un jeune professeur est nommé en Roumanie en remplacement d'un confrère. Nous sommes trois mois avant la chute de Ceausecu, mais cela, il ne le sait pas.
Guidé par Leo, un trafiquant au marché noir, il découvre un pays où tout est rare et rationné, de l'électricité à la liberté. Les seules choses qui prospèrent sont l'ennui et les petits arrangements. Tout le monde espionne tout le monde, on ne sait à qui l'on peut faire confiance. Ce roman que Graham Green n'aurait pas renié est celui de la déliquescence des vieilles dictatures qui tombent comme des fruits pourris.
Et, au milieu de cette dangereuse morosité, survient l'amour pour une jeune femme qui va tout modifier.