Orgueil, préjugés et sortilèges : le fan-film où Harry Potter croise Jane Austen

Nicolas Gary - 23.03.2019

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Orgueil préjugés sortilèges - Harry Potter - Jane Austen


Un chassé-croisé rarement envisagé par des fans, qui se sont retroussé les manches, pour réunir les deux univers qu’ils affectionnent le plus. Une fan-fiction, donc, mais caméra en main, puisqu’Orgueil, préjugés et sortilèges réunit le monde magique du sorcier de JK Rowling et le sentimentalisme fiévreux que torpille Elizabeth Bennet…

William Darcy et Elizabeth Bennet, aka Lizzie


Le synopsis de cette réalisation est, comme on peut s’y attendre, truffé de références directes à l’Angleterre georgienne, autant qu’aux garnements qui entrent à Poudlard. 

Septembre 1791, Elizabeth Bennet, surnommée Lizzie, entame sa sixième année à l’école de magie de Poudlard aux côtés de ses trois sœurs et de leurs amis. Cette année, Poudlard accueille le Tournoi des Trois Sorciers qui fait s’affronter, tous les quatre ans, le champion de chaque école de sorcellerie européenne. Par tradition, seuls les sorciers de sang-purs posent leur candidature pour ce rôle aussi dangereux que prestigieux. Lizzie compte bien remettre en question cette coutume, d’autant plus qu’elle concerne des sorciers prétentieux et arrogants comme William Darcy, un des favoris de l’école adverse de Beauxbatons.


Comme sa réalisatrice l’explique, les deux livres ont marqué sa vie de lectrice. À travers l’association poitevine, The Cocotte Show Productions, basée à Poitiers, Alice Cornuau se lance dans la réalisation de son premier moyen-métrage. Une trentaine de minutes, dont le financement dépend d’un appel au crowfunding, afin que le film puisse voir le jour sur YouTube, en février 2020. (La Nouvelle république)
 

Un goût d'enfance, plutôt baguette que madeleine


« J’ai grandi avec Harry Potter, et je continue à aimer en tant qu’adulte, il y a beaucoup de valeurs que je trouve importantes dans ce monde, explique-t-elle. J’ai découvert Orgueil et préjugés à l’adolescence, je me suis identifiée au personnage principal, Lizzie. J’aime aussi la manière dont Jane Austen décrit la société de l’époque avec un humour qu’on n’a plus aujourd’hui », poursuit-elle. (Centre presse)

Âgée de 28, elle s’est lancée dans la rédaction du scénario, et coréalise le film avec Teddy Guyot. Leur projet et le financement participatif sont à retrouver sur Ulule. Le montant de la cagnotte est de 9000 € pour mener à bien cette production. L’idée, jaillie d’une soirée de 2016, vers Noël, aurait tout pour faire l’unanimité — le film réunit d’ores et une quinzaine d’acteurs y prend part, ainsi que 45 figurants. 

La seule chose qu’on leur souhaite, en dépit des avertissements qu’ils dispensent, c’est que Warner Bros ne prenne pas ombrage de cette réalisation inspirée. On sait à quel point les avocats du studio américain sont tatillons et un peu soupe au lait — confondant volontiers défense des intérêts et du copyright avec poursuites et menaces abusives. On pourrait écrire un Monstrueux livre sur le sujet.

A découvrir la bande-annonce, plutôt efficace, de leur projet : 


Ou encore le mot des réalisateurs, sur ce qui a motivé leur aventure : 




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