Ouverture du 3e festival international de la BD d'Alger

Clément Solym - 14.10.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - ministre - culture - pays


C'est la ministre algérienne de la Culture, Khalida Toumi, qui a donné le coup d'envoi de cette édition intitulée « Dialogues en Bulle ». Moins de visiteurs attendus que l'année dernière, mais des grosses têtes d'affiche.

La ministre de la Culture a inauguré les salles d'expositions avec les plus belles planches de bédéistes de renoms. Baru, grand prix du festival d'Angoulème 2009, ou le collectif libanais Samanda, prix du meilleur fanzine lors du FIBDA 2009.

En outre, les BD de l'Américain Joe Sacco seront présentées dans le cadre d'une exposition dédiée à la Palestine. L'argentin Joaquin Salvador Lavado alias Quino est aussi présent, pour l'inauguration d'une exposition de son oeuvre. Il est le père de Mafalda.


Un hommage est aussi rendu à un caricaturiste bédéiste réputé en Algérie, Ahmed Haroun. Ses œuvres, qui comprennent aussi des BD, seront ainsi montrées au public et un livre résumera son parcours. L'auteur s'est vu décerner le prix d'honneur du festival 2010 par Khalida Toumi.

Le prix du patrimoine a lui été attribué au bédéiste algérien Redouane Assari, la dernière décoration allant au belge Étienne Shreder, déjà présent lors des deux éditions passées pour former de jeunes talents, note l'AFP.

De la BD en Algérie ?

Le belge a d'ailleurs déclaré, au sujet du festival : « en venant en 2008, je me demandais s'il y' avait réellement de la BD en Algérie. Sincèrement je constate qu'il y a bel et bien une nouvelle bande dessinée algérienne ». Le festival regroupe quinze expositions, des ventes-dédicaces, des projections ainsi que des conférences et tables rondes. La commissaire du FIBDA, Dalila Nedjam, s'est déclarée « très contente ».

« Nous avons présenté les vrais oeuvres de vrais talents, de jeunes talents nationaux mais aussi des oeuvres d'auteurs étrangers », a-t-elle dit. Le festival, qui accueille 36 pays, durera jusqu'au 17 octobre.

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