#PanamaPapers : le scandale en film, réalisé par Steven Soderbergh

Joséphine Leroy - 08.07.2016

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L’affaire des Panama Papers et son lot de révélations pourraient parfaitement se prêter à une fiction. Du moins, c’est l’avis du réalisateur américain Steven Soderbergh, qui réalisera prochainement un film sur le sujet en adaptant le livre du journaliste Jake Bernstein, The Secracy World, à paraître prochainement. 

 

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eLENA tUBARO / CC BY-NC-ND 2.0

 

 

Le scandale des Panama Papers a eu des répercussions mondiales. Hommes d’affaires, hommes politiques, hommes d’État, sportifs, artistes, célébrités en tout genre... Une multitude de comptes offshores ont été découverts et passés au peigne fin par des lanceurs d’alertes grâce à des documents confidentiels du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. 11, 5 millions de documents et 214 000 sociétés offshore ont été débusqués. 

 

Ce cocktail explosif sera certainement servi au cinéma sous la direction de Steven Soderbergh, apprend-on sur le site de Deadline. Son film se baserait sur le livre de Jake Bernstein, prochainement publié.  Ce dernier avait obtenu le prix Pulitzer en 2011. Il a contribué à l’enquête du consortium de journalistes qui a permis de révéler l’affaire des Panama Papers. 

 

Steven Soderbergh, réalisateur de Sexe, Mensonges et Vidéo (Palme d’Or à Cannes en 1989), s’inspire souvent de faits réels. Avec Erin Brockovich, en 2000, il racontait l’histoire d’un trafic orchestré par une société de distribution d’énergie, le Pacific Gas and Eletric Compagny, filiale d’une société très importante et la révélation, grâce à une femme au chômage — incarnée par l’actrice Julia Roberts —, d’un scandale sanitaire de grande ampleur, dans une toute petite ville californienne. 

 

 

 

C’est le scénariste Scott Z. Burns qui devrait travailler sur l’écriture du film. La production du film sera assurée par Lawrence Grey et Michael Sugar. C’est ce dernier qui a produit le film Spotlight (Oscar 2016 du Meilleur film). Le film retrace une enquête menée par des journalistes d’investigation qui découvrent des cas de pédophilie dans l’Église. 

 

 

 

L’affaire des Panama Papers a pris des allures de fraude généralisée. Le monde de la littérature et de l’édition n’a pas été épargné. En avril 2016, l’éditeur grenoblois Jacques Glénat a été cité dans l’affaire, ce que l’intéressé a démenti : « Je pense qu’il y a un amalgame scandaleux entre des milliards et des milliards d’euros d’hommes d’État, de grands industriels, de sportifs… etc., et puis de simples donations faites à mes enfants de manière tout à fait légale, puisque faites devant un huissier en France (…) On me mélange avec des affaires d’argent sale, ça n’a rien à voir », se défendait-il alors. 

 

Également cité dans la liste des possibles fraudeurs, le prix Nobel de littérature Mario Vagas Llosa qui aurait créé, avec son épouse, une société appelée Talome Service Corp. Les intéressés n’avaient pas répondu directement. Son agence littéraire s’en était chargée pour lui : « M. Vargas Llosa a toujours respecté toutes ses obligations fiscales envers l’Espagne, ainsi que dans les autres pays, où il a eu des relations économiques et fiscales. » Jamais les époux n’ont « entretenu des comptes bancaires dans ces pays, ni n’ont été impliqués avec les avocats de Mossack Fonseca, et n’ont jamais eu de fonds ni de biens à cette époque, à travers une société. »

 

Vers la mi-mai, Hermione avait elle aussi été impliquée dans le scandale, en rapport avec une propriété acquise en 2013 d’une valeur de 4 millions €. Son porte-parole l’a alors défendue : « Emma, comme beaucoup de célébrités, a utilisé une société offshore pour protéger son anonymat et sa sécurité. Au Royaume-Uni, les entreprises doivent publier les données privées des actionnaires, et elles ne lui donnent pas l’anonymat nécessaire à sa sécurité personnelle [...]. Les sociétés offshores ne divulguent pas ces informations. Emma ne bénéficie en aucun cas d’avantages financiers — juste d’avantages de confidentialité. »

 

(via Deadline)