Paradise Lost : Le biopic sur Pablo Escobar sans cocaïne à l'écran

Julien Helmlinger - 05.11.2014

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Pablo Escobar - Paradise Lost - Cartel de Medellín


L'acteur italien Andrea di Stefano est passé pour la première fois derrière la caméra, pour réaliser son biopic du plus célèbre narcotrafiquant colombien, Pablo Escobar (Benicio del Toro), figure à la fois diabolisée et idolâtrée selon les points de vue. Inspiré par une anecdote mais connaissant peu le personnage à l'origine, le cinéaste s'est alors documenté pendant trois ans pour cerner cette dualité qui habitait le baron de la drogue. Quelque part entre le chef de famille attentionné et le bandit atteint de folie meurtrière.

 

 

 

Le film a été tourné au Panama, et notamment dans une reconstitution de la luxueuse villa d'Escobar, l'Hacienda Napoles. Le récit se situe à une époque où Escobar est perçu en Colombie comme un bienfaiteur, qui a construit des logements, écoles et hôpitaux. Jamais la drogue n'est montrée à l'écran, la violence n'est souvent que suggérée. Le cinéaste estime que cela « suffit à percevoir la profondeur de sa folie. [...] Bien sûr, je m'attends à quelques polémiques sur un tel sujet. Les plaies de cette période sont à peine refermées et le pays s'efforce de regarder vers le futur même si, après la mort d'Escobar, une multitude d'organisations criminelles se sont développées ».

 

Sortie en salles françaises, ce mercredi. Si la figure d'Escobar inspire des films, les livres le prenant pour sujet ne manquent pas non plus. On peut s'en rendre compte notamment chez Chapitre.com.