Pierre Dhainaut lauréat du Prix Apollinaire 2016, lu par Juliette Binoche

Nicolas Gary - 07.11.2016

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Prix Apollinaire 2016 - Pierre Dhainaut poésie - lectures Juliette Binoche


VIDÉOS – Le jury du prix Apollinaire a tenu à saluer, « pour l’ensemble de son œuvre », mais également à l’occasion de la publication de Voix entre voix (Ed. L'herbe qui tremble), son dernier recueil, le poète Pierre Dhainaut. Il devient le lauréat 2016 du Prix Apollinaire, remis au café Les deux magots. Le tout en présence de Juliette Binoche, venue lire quelques pages du texte.

 

Jean-Pierre Siméon, Juliette Binoche et Pierre Dhainaut, lauréat 2016

 

 

C’est par Jean-Pierre Siméon et Catherine Mathivat, présidente des Deux Magots, que le prix Apollinaire a été dévoilé, ce 7 novembre. Le café germananopratin accueillait pour la première fois la remise de prix, après des années où la récompense était en recherche du lieu où s’installer.

 

« Accueillir le prix Apollinaire nous est apparu comme une évidence », assure Catherine Mathivat. « C’est avec émotion et presque cent ans après la mort de Guillaume Apollinaire que nous accueillons pour la première fois, la remise du prix et espérons vous compter parmi nous pour de nombreuses années. » L’intervention de Jean-Pierre Siméon est truculente, à ne surtout pas manquer.

 

 

 

Âgé de 81 ans, depuis le 13 octobre dernier, Pierre Dhainaut se sera fait fort de ne surtout pas parler de lui : il évoque les cahiers de Juliette Binoche, où elle écrit des poèmes. « J’écris à l’écoute des mots, bien entendu, mais avec sa voix, j’ai entendu mes poèmes », commente-t-il après la lecture de l’actrice. C’est également d’Anne Slacik, dont les illustrations parsèment le recueil, que le poète évoque, soulignant que l’artiste exposera prochainement ses œuvres à la maison Victor Hugo. 

 

 

 

« Un prix comme le prix Apollinaire, j’y suis d’autant plus sensible qu’un des poètes que j’ai fréquentés le plus intimement, Jean Malrieu, a reçu le prix Apollinaire », se souvient-il. Pour le livre Préface à l’amour, en 1953, par le président d’alors, Jean Cocteau. Mais le mieux, pour parler des poètes, reste encore de les lire...

 

 

 

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Le recueil Voix entre voix suit celui paru en 2014, L’autre nom du vent. L’enfance, chez Pierre Dhainaut, est la demeure de la poésie. Si le poète parle de la vieillesse, s’il en dit les peurs qu’elle suscite, les poèmes suivent le mouvement de la vague, au creux succède toujours un sommet.

 

 

L’enfance est ce sommet : « Entre nos bras l’enfant/qui vient de naître/devant la mer/la mer nous semblerait/plus vaste », note l’éditeur. « La mort qui le hante, le poème ne la dénie pas, il se conforte à sa vocation, en réclamant notre souffle, en le faisant mûrir », chante le poète.

 

 

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