Prix de l'inaperçu 2010 pour Éric Vuillard et Bi Feiyu

Clément Solym - 26.05.2010

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - prix - inaperçu - romans


Depuis trois années consécutives, le prix de l'inaperçu récompense des ouvrages qui sont passés inaperçus ou presque puisque tout de même repérés pour cette récompense.


Sur le site du prix on peut lire l'idée de base :
« À regarder le palmarès des prix « classiques », une triple constatation s’impose : (1) les prix font parler de livres dont on parle déjà ; (2) les prix font vendre des livres qui se vendaient sans eux ; (3) les prix récompensent un nombre non négligeable d’ouvrages qui n’auront pas d’autre postérité que celle de figurer dans des listes à la fin des dictionnaires ou des anthologies (et encore, pas dans toutes).

À la lumière de cette triple constatation, il paraissait logique de créer un prix presque iconoclaste pour récompenser des livres : (1) dont on a (presque) oublié de parler ; (2) qui n’ont pas rencontré leur public ; et (3) qui ne dépareraient pas la bibliothèque de l’honnête homme et pas seulement pour caler un pied ou par amour des bandeaux rouges
 ».
Bon voilà qui est bel et bon mais dans la pratique ça donne quoi précisément ? Ne peuvent concourir que les livres qui n'ont pas eu plus de deux ou trois critiques et qui n'ont pas été vendus à plus de 1 000 exemplaires (avec une marge de tolérance toutefois). Trois titres au maximum peuvent être retenus par maison d'édition. Le jury est composé de professionnels (journalistes, écrivains, éditeurs, auteurs) et de lecteurs de bon goût.


Et c'est Éric Vuillard qui a reçu le prix de l'inaperçu 2010 (catégorie livre français) pour Conquistadors (chez Léo Scheer). Dans la catégorie livre étranger, le prix est revenu à La plaine de Bi Feiyu (chez Philippe Picquier). Les prix ont été décernés hier au Café de l'Industrie.