Prix Renaudot 2008 : Le roi de Kahel, Tierno Monénembo

Clément Solym - 10.11.2008

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - prix - Renaudot - roi


Tierno Monénembo remporte le Prix Théophraste Renaudot avec Le roi de Kahel (Le Seuil). Par tradition, le nom du lauréat est donné au restaurant Drouant en même temps que le Prix Goncourt. Quant au prix Renaudot du meilleur essai, il a été remis à Boris Cyrulnik pour Autobiographie d'un épouvantail (Odile Jacob).

Doté d'aucun montant, ce prix fut créé en 1926 par dix critiques littéraires attendant la délibération du Goncourt. Deux livres sont désignés au cas où le lauréat du Renaudot aurait déjà le Goncourt. On a coutume de dire que le Prix Renaudot répare les éventuelles injustices du Prix Goncourt.

Tierno Monénembo, né le 21 juillet 1947 à Porédaka en Guinée, est un écrivain guinéen francophone. Il a rejoint la France en 1973 afin de poursuivre ses études. Nommé docteur ès sciences après avoir présenté une thèse en biochimie à l'université de Lyon, il a par la suite enseigné au Maroc et en Algérie.

L’auteur guinéen a publié de nombreux romans au Seuil, depuis Les Crapauds-brousse, qui l'a révélé en 1979, jusqu'à L'Aîné des orphelins (2000) et, plus récemment, Peuls (2004). Son dernier roman, Le roi de Kahel (261 pages, 19 €), qui vient de recevoir le prix Renaudot, est paru en avril 2008.

Le Renaudot a récompensé par le passé des écrivains aussi différents que Marcel Aymé, Louis-Ferdinand Céline, Louis Aragon, Georges Pérec, Michel Butor ou encore Jean-Marie Gustave Le Clézio.

Le nom du prix fait référence à Théophraste Renaudot (1586-1653) qui fut journaliste, médecin et philanthrope. Il est le fondateur de la publicité et de la presse française par la création du Bureau d'adresse (1629) et de la Gazette, journal hebdomadaire (1631). Médecin ordinaire du roi, il fut nommé « commissaire aux pauvres du royaume ».

En parallèle, Boris Cyrulnik reçoit le prix Renaudot du meilleur essai pour Autobiographie d'un épouvantail, aux éditions Odile Jacob.