Prix Virilo : après le Femina, place aux mâles et aux moustaches

Clément Solym - 28.10.2008

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - prix - virilo - femina


Si le féminisme a de l'avenir, reste que la moustache n'a pas perdu ses atours pour chacun. Et puisque le Femina, qui se sépare du Médicis, « a prouvé au monde qu'il fallait mettre un genre au talent, donner un sexe au génie », alors un équilibre restait à trouver. Le Prix Virilo... à moustache.

Dès lors, « en apportant l'alter ego au Femina », la balance littéraire retrouverait sa prestance de jadis, cessant « d'être pied-bot », alors qu'aujourd'hui, dans le domaine des prix littéraires, on a la fâcheuse tendance de jeter des pierres à tout va.

Et le prix se décline en trois intentions distinctes :
  • Remettre un prix littéraire de prestige le jour du Femina.
  • Récompenser les poussées d'hormones par le « Prix Trop Virilo ».
  • Porter une moustache.
Pour ce faire, trois récompenses seront remises le 3 novembre prochain. Tout un programme...

Et voilà les nominés :

Prix Virilo 2008 qui est le coup de cœur de l'année du Jury.
  • Où on va papa ? de Jean-Louis Fournier, ed. Stock
  • Emile l’africain de Emile Brami, ed. Fayard
  • Courir de Jean Echenoz, ed. de Minuit
  • Vue sur la mère de J. Almendros, ed. La Dilettante
  • Un chasseur de lion de Olivier Rolin, ed. Seuil
  • Polichinelle de Pierric Bailly, ed. P.O.L
  • Les figures de Robert Alexis, ed. José Corti
  • Zone de Mathias Enard, ed. Actes Sud
The Virilo Prize 2008 mauvais jeu de mot en franglais (very low prize), récompense le coup de coeur non francophone.
  • Le week-end de Bernhard Schlink, ed. Gallimard,
  • Chaos calme de Sandro Veronesi, ed. Grasset
  • S’agapo de R. Biasion, ed. La Fosse Aux Ours
  • La ville intemporelle de Francisco G. Ledesma, ed. L’Atalante
Prix Trop Virilo 2008 récompense le livre témoignant de la plus vivace poussée de testostérone.

On ira se friser la moustache et l'intellect sur le site dédié au prix, tout en gardant à l'esprit que le Femina fut jadis créé par réaction au machisme du Goncourt, et qu'aujourd'hui il est bien éloigné de son objectif premier. On ignore si Philippe Butigieg, président du jury, porte la moustache ou le caleçon, voire les deux, ce qui n'aurait rien d'incompatible, mais enfin...