Procès eMule Paradise : un pétard mouillé

Clément Solym - 01.02.2011

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - emule - praadise - films


Tout cela s'est déroulé comme une sorte de mauvais rêve qui commence, pour se finir au pays des Merveilles, avec Alice et le chapelier qui vous invitent à prendre une tasse de thé...

Le procès du fondateur de eMule Paradise devait être la grande leçon de l'industrie du cinéma infligée au monde du Peer-to-Peer. Sauf qu'il n'en aura rien été. D'abord, l'agence Reuteurs précise que dès les premiers temps du procès au tribunal correctionnel, « la défense a soulevé plusieurs irrégularités dans l'acte qui saisissait le tribunal ».


En effet, l'avocat de Vincent Valade a considéré que « cette ordonnance de renvoi était effectivement viciée et il a engagé le parquet à saisir de nouveau un juge d'instruction, afin de rectifier ces erreurs ».

Et hop, retour pour vice de forme à l'envoyeur et voilà que le juge renvoie tout le monde à ses fichiers, après trois heures de délibéré.

Reste que Le Monde, citant les propos de Me Hugot, avocat de Vincent Valade, montre que la garde à vue de son client avait quelque chose d'assez peu régulier.

« Dans un premier temps, l'enquête avait été confiée à la Befti, qui a conduit à une première garde à vue. Elle a refusé de procéder à une seconde garde à vue, estimant qu'il n'y avait pas de faits nouveaux justifiant cette mesure. Les officiers de police judiciaire ont alors été dessaisis au profit de la gendarmerie de Nanterre ; cette deuxième garde à vue a été utilisée à des fins coercitives, pour faire pression sur M. Valade afin qu'il ferme le site ! »

Les plaignants n'ont donc plus que leurs yeux pour regarder... la Mule s'éloigner...