Protéger la propriété intellectuelle, en travaillant avec le gouvernement

Clément Solym - 17.12.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - propriété - intellectuelle - proteger


La chose se déroulait à Londres hier, avec plus de 120 personnes. La conférence internationale de la Publisher's Association a eu l'occasion d'évoquer l'industrie, ses rouages et le reste. En jeu : la coopération entre les industries culturelles pour la protection du droit d'auteur.

Un appel à la collaboration pour traquer les pirates, envoyé par Richard Mollet de la PA, pour qui « en travaillant ensemble, nous pouvons avoir un engagement fort avec le gouvernement. Nous devons continuer à lutter pour la compréhension et le respect de la propriété intellectuelle... et faire comprendre que la propriété intellectuelle est le vecteur et la dynamo de notre économie ».

Le rôle de l'éditeur est de parvenir à trouver un équilibre entre le besoin de diffuser les oeuvres et d'en conserver le contrôle. « Oui, nous souhaitons que beaucoup de personnes puissent accéder à notre contenu, mais nous avons besoin d'être rémunérés pour notre créativité et les investissements et les risques que nous prenons. »

Évidemment, c'est dans le domaine numérique que toute cette réflexion se place.

En passant en revue ce qui peut se faire dans toute l'Europe, Cécile Ezvan, vice-présidente du développement numérique chez Hachette France assure que les ventes ne dépassent pas 1 % du marché. Un constat qui est le même que celui d'Arantza Larrauri, directeur général de la plateforme numérique espagnole Libranda. Mais selon elle, les ventes décolleront lorsque le prix des lecteurs ebook sera passé sous la barre des 100 €.

Concernant la protection du droit d'auteur, les enjeux principaux sont dans des pays comme l'Inde, le Pakistan et la Chine, souligne l'avocat de la PA, Hugh Jones. L'Europe reste à ce titre une région favorisant largement le respect de ces droits, parce que la communication se fait correctement entre les pays. Mais dès lors que l'on se déporte vers l'international, tout se complique.

L'autre point abordé a été celui des DRM, souligne le Bookseller.