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Quatre lauréats pour les Goncourt du printemps 2020

Camille Cado - 11.05.2020

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - goncourt 2020 laureat - goncourt 2020 printemps - Goncourt premier roman 2020


L’Académie Goncourt l’avait annoncé : les lauréats qui concourront aux Goncourt du premier roman, de la nouvelle et de la biographie Edmonde Charles-Roux seront dévoilés ce lundi 11 mai 2020 « en soutien aux libraires très touchés économiquement par les mesures induites par le covid-19 ». 
 

Ce lundi 11 mai 2020, les jurés de la prestigieuse récompense littéraire ont dévoilé le palmarès des Goncourt du printemps 2020. 

Le Prix Goncourt premier roman 2020 a été remis à Maylis Besserie pour son roman Le Tiers Temps publié par les éditions Gallimard). La dernière sélection réunissait deux autres romans : Avant que j’oublie d’Anne Pauly (Verdier) et Une fille sans histoire de Constance Rivière (Stock). 

Résumé de l’éditeur pour Le Tiers Temps : 
 
Rue Rémy-Dumoncel, dans le quatorzième arrondissement de Paris, se trouve un immeuble blanc — une maison de retraite baptisée Le Tiers-Temps. Au milieu de la cour, un arbre solitaire. Parmi les résidents, un grand échalas, au visage sombre mais aux yeux encore perçants, joue avec ses souvenirs où se mêlent deux langues, l’anglais de son Irlande natale et le français de son exil littéraire. Ce vieux monsieur s’appelle Samuel Beckett.
Ce premier roman dévoile un Beckett surprenant, attendant la fin (un comble), devenu pour ainsi dire l’un de ses propres personnages. On voit défiler les épisodes qui ont marqué son existence, mais aussi la vie quotidienne au Tiers-Temps, où Beckett a réellement résidé. On est saisi par une émotion grandissante à mesure que le roman accompagne le grand Irlandais vers son dernier silence.

Le Goncourt de la nouvelle 2020 a été remporté par Anne Serre pour Au cœur d’un été tout en or publié chez les éditions Mercure de France. Parmi les autres finalistes, figuraient François Garde pour Lénine à Chamonix (Guérin) et Vincent Ravalec pour Nouvelles, version intégrale (Au Diable Vauvert)


Résumé de l’éditeur pour Au cœur d’un été tout en or :
 
Une mère inconnue qui ressemble à Liz Taylor, un père tendrement aimé qui se prend pour Musset, un amant marié qui joue avec un revolver, un autre qui apparaît le jour de la mort de Beckett, des amies en Allemagne, en Corse, en Angleterre, dont parfois le souvenir a presque disparu, et un Je tantôt féminin, tantôt masculin, vulnérable ou assassin, apparaissent tour à tour, comme on abat des cartes, dans ce nouveau jeu d’Anne Serre placé sous le signe de Lewis Carroll. Un autoportrait en trente-trois facettes.

Pour le Goncourt de la biographie Edmonde Charles-Roux, le jury a décidé de distinguer cette année Thierry Thomas pour Hugo Pratt, trait pour trait paru aux éditions Grasset.


L’ouvrage faisait partie de la dernière sélection de l’Académie Goncourt, qui comprenait 4 autres romans : Chamfort ou la subversion de la morale de Jean-Baptiste Bilger (Cerf), Jacques Rigaut le suicidé magnifique de Jean-Luc Bitton (Gallimard), Les frères Goncourt de Jean-Louis Cabanès et Pierre Dufief (Fayard) et Les infréquentables frères Goncourt de Pierre Ménard (Tallandier).

Ces deux derniers ouvrages, « deux excellentes biographies des Frères Goncourt » ont néanmoins reçu une mention spéciale, précise le jury. 

Résumé de l’éditeur pour Hugo Pratt, trait pour trait  
 
Pour celles et ceux qui ressentent vivement l’arrogance de la culture officielle, la lecture de Corto Maltese est jubilatoire. Car découvrir cette bande dessinée, c’est pénétrer dans un monde où rien ne s’exclut, où tout coexiste : l’enfance et la vieillesse, l’action et le détachement, l’amour et l’envie de s’y dérober, l’utopie et le pragmatisme, les comportements chevaleresques et l’avidité (Corto et Raspoutine…), la bouffonnerie et la mélancolie, les militaires et les magiciennes, les civilisations du passé et celles du présent, les voyages dans l’espace et les voyages dans le temps. L’art d’Hugo Pratt se moque de la distinction entre réflexion et divertissement, entre culture noble et populaire, ces distinctions qui fondent notre éducation. À chacune de ses planches, ces catégories, sinistres cloisonnements, volent en éclats.
Cet essai romanesque est la célébration de cet univers sans frontières. Il évoque Hugo Pratt, que l’auteur a connu, à travers l’exploration de son art  : il cherche à retrouver un disparu à travers la beauté de son trait.
Enfin, il est une interrogation sur l’amour de la bande dessinée, sur ce qui le fonde.

Pour fermer la marche de ce palmarès, le nom du poète lauréat du Goncourt de la poésie Robert Sabatier a également été annoncé. Cette année, c’est Michel Deguy, poète, essayiste, philosophe et créateur de la revue Po&sie qui se voit couronné pour l’ensemble de son œuvre. 




Commentaires
y'a quand même une photo - en vrai qui plus est à la différence des autres lauréats

sinon trois lignes pour Michel Deguy

il n'y a pas eu un éditeur, ou le comité pour alimenter l'article ?
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