Random House persona non grata d'un prix littéraire pour la censure d'un livre

Clément Solym - 30.08.2008

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - censure - éditeur - prix


Par crainte de violence émanant de la communauté islamique, l'éditeur Random House avait préféré renoncer à la publication de 'Jewl of Medina', le livre de Sherry Jones traitant de l'épouse de Mahommet, Aisha.

Grand mal lui en a pris !

Car pour punir « la couardise de cette autocensure », le Langum Charitable Trust, prix littéraire américain a décidé de « ne pas prendre en considération les livres soumis, pour n'importe lequel de nos prix, par Random House ou ses maisons affiliées ».

Une décision éminemment politique que David Langum, fondateur du prix défend sans peine : « Cette forme de lâcheté ne fera qu'entraîner de plus en plus d'autocensure et portera atteinte à l'intégrité de la publication littéraire. » Et de maintenir que les maisons doivent se montrer inflexibles devant ce type de pression, et que, pour humble que soit leur prix (1000 $ remis), il entend donner une leçon à l'éditeur.

Véritable «  », ce comportement aura probablement d'autres répercussions dans le futur. Ironie du sort, le Langum qui récompense un ouvrage de fiction sur l'histoire américaine avait été attribué l'an passé... à un roman de Random House.