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Romain Slocombe a reçu le Prix Arsène Lupin de littérature policière

Julien Helmlinger - 19.05.2014

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Romain Slocombe - Prix Arsène Lupin - Littérature policière


Ce vendredi au Clos Lupin, à Etretat, commune normande célèbre pour ses falaises et la fameuse Aiguille creuse, le 9e prix Arsène Lupin de littérature policière a été remis à l'écrivain Romain Slocombe pour Première station avant l'abattoir. Le roman historico-politique, publié aux éditions du Seuil, est une histoire de meurtres et de complots où se croisent personnages réels et de fiction dans l'Italie fasciste de Mussolini.

 

 

 

 

Florence Leblanc, petite-fille de l'auteur d'Arsène Lupin, Maurice Leblanc, dont on commémore cette année le 150e anniversaire de la naissance, remettait elle-même la récompense à l'auteur. Elle-même a créé cette récompense en 2006 pour saluer les oeuvres qui perpétuent l'esprit littéraire de son grand père décédé le 6 novembre 1941, créateur du gentleman cambrioleur qui allait faire sa popularité.

 

Le lauréat annuel est non seulement romancier dans le registre noir, mais aussi photographe, réalisateur, scénariste, dessinateur, auteur de BD, traducteur, essayiste, et auteur jeunesse.

 

Romain Slocombe est né en 1953 à Paris. Il a notamment exploré les thèmes de la Seconde Guerre mondiale, de l'extrême droite, ou encore de la culture bondage au Japon, détaille l'AFP. Avec Monsieur le Commandant, l'auteur s'est inscrit sur la première liste du Goncourt 2011 et s'est vu décerner le prix du livre de la Ville de Nice l'année suivante. Première station avant l'abattoir était déjà lauréat du prix Mystère de la Critique, en février.

 

Première station avant l'abattoir, en librairie


Le livre raconte l'histoire de Ralph Exeter, un journaliste antifasciste anglais qui se trouve envoyé à Gênes pour couvrir une conférence internationale où doit siéger l'Union soviétique, une première au pays des chemises noires. Dans ce terreau poussent alors les intrigues, à renfort de meurtres, complots et romances. Quand il se trouve soupçonné lui-même de meurtre, le reporter doit alors son salut à l'intervention du leader fasciste.