Room 237 : un documentaire pour comprendre le Shining de Kubrick

Julien Helmlinger - 18.06.2013

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Shining - Stephen King - Stanley Kubrick


En attendant la parution prochaine de la suite de Shining, de Stephen King, ce premier volet littéraire et son adaptation cinématographique par Stanley Kubrick restent une énigme pour les amateurs du genre horrifique. Les intrigués qui rêvent de tout savoir sur le film de 1980 vont être ravis, car le 19 juin prochain sortira en salles le documentaire Room 237, de Rodney Asher, une véritable autopsie de la version possédée par Kubrick.

 

 

 Le très accueillant hôtel Overlook

 

 

Stephen King, en tant que spectateur, aurait trouvé le film de Kubrick excellent en son genre, mais il avait néanmoins refusé de voir son nom figurer au générique de fin. Car son sentiment était que le duo composé du réalisateur et de la romancière Diane Johnson avait trahi son livre en recomposant le scénario. Celui-ci éclipsant totalement, selon King, le thème central du roman : la désintégration d'une famille modèle par l'abus d'alcool du père.

 

La trame principale semble la même à première vue entre les deux oeuvres. Un écrivain fauché trouve un emploi de gardien dans un hôtel loin de tout, et où des démons finissent par se réveiller et mettre les nerfs de sa petite famille à rude épreuve... Mais de nombreux éléments diffèrent, par rapport au roman, dans le film devenu culte. Un gardien d'hôtel change de nom, une batte de baseball se transforme en hache, le gamin ne s'évanouit plus quand il cause à son « petit doigt », un cimetierre indien est mentionné alors qu'il ne faisait pas partie du livre, parmi d'autres altérations. Et jusqu'à la mystérieuse chambre 217 devenue la 237 chez Kubrick...

 

Pas de références à l'alcoolisme dans l'oeuvre de Kubrick ? Cela reste tout de même discutable si l'on se souvient que, dans le film, le personnage de Jack Torrance (Nicholson) se prend à blasphémer au milieu d'un bar désert : « Bon dieu, je donnerai n'importe quoi pour un verre. Mon âme au diable pour un verre de bière. », et ce juste avant que les fantômes du passé ne daignent engager la conversation avec lui...

 

Si de nombreux éléments diffèrent entre le roman original et son adaptation sur grand écran, certains critiques expliquent les divergences entre les deux artistes par leurs rapports respectifs au jardinage. Car si dans le livre, Stephen King dépeint des buis taillés en formes d'animaux, le réalisateur quant à lui, a opté pour un véritable labyrinthe. On imagine alors que l'écrivain s'intéressait davanatage au caractère bestial des pulsions, tandis que Kubrick se serait plutôt penché sur les spectres plus abstraits de la psychose.

 

Un peu plus tôt cette année, une équipe de huit étudiants de l'Université des Arts Créatifs d'Hertbordshire, section Film et Télévision, y sont allés de leur propre film de 55 minutes intitulé Extended Staircases to Nowhere : Making Stanley Kubrick's The Shining. Avec les témoignages de Christiane Kubrick, la veuve du réalisateur, Jar Harlan, le producteur du film, et d'autres membres de l'équipe de tournage. 

 

Ci dessous, la bande annonce de Room 237, suivie de la vidéo complète de (Extended) Staircases To Nowhere: Making Stanley Kubrick's The Shining :

 

 




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