Rue Libre! : 4e édition, avec une manifestation à reculons...

Clément Solym - 29.10.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - arts - rue - libre


« La rue n'est pas libre... alors... faut la prendre. C'est le moment, parce qu'elle est moins libre que jamais. » Pour sa 4e édition, la manifestation Rue Libre! compte bien descendre et se faire entendre.

Cette journée internationale des arts de la rue et de la libre expression dans l'espace public vient de décider d'une nouvelle expérience « contre le recul des libertés et des financements culturels ». Pour ce faire, un appel à une grande manifestation est organisé dans différentes grandes villes de France.


Le principe ? Simple : marcher à reculons partout où le cortège se lancera. Pour ceux qui sont à Paris, le grand départ en marche arrière débutera à République. Mais le délire ne s'arrête pas là : un parcours à rebrousse-temps démarrera à 11 h 11, avec une anti-manifestation transgressive des règles habituelles. Pour plus de renseignements sur les départs dans le monde, c'est à cette adresse.

Pas de chants, pas de cris, pas de bonne humeur ou de sourires : ici, tout slogan devra être récité soit à voix très basse, soit à l'envers, mais également à voix basse.

La rue kétanou ?

Un grand manifeste dévoile le programme plus ample de Rue Libre.

« Nous existons parce que c’est nécessaire,
Nous sommes nés il y a 2500 ans,
Les gens nous rencontrent souvent par hasard, parfois sans le savoir,
Nous sommes pour tous les yeux et toutes les oreilles,
Nous investissons toutes sortes de lieux : rues, friches, forêts,
campagnes, cours d’immeubles, villes, villages...
On nous dit de rue,
C’est notre scène, notre ring, notre choix,
Nous cultivons la rue ...
Artistes, auteurs, programmateurs, techniciens... !
En ces jours,
où l’espace marchand prend toute la place,
où la peur est brandie pour nous faire penser bas et dresser nos oeillères,
où les bornes, les panneaux, les barrières se multiplient,
où l’on est prié de circuler,
Nous revendiquons haut et fort qu’il y a quelque chose à voir,
à partager,
à rencontrer,
des centaines de fêtes et de rendez-vous, des milliers d’artistes,
des millions de spectateurs,
ce quelque chose que nous,
Artistes citoyens inscrits dans la cité nous nous employons à construire jour après jour !
Nous revendiquons le droit à vivre de nos métiers
Nous croyons que l’art peut sauver le monde,
mais de préférence tout de suite...
Et qu’il doit s’épanouir...
En rue libre... ».

Tous les renseignements sur Rue Libre.