Salon du livre de Paris : 2009, la sellette, 2013, on déménage ?

Clément Solym - 05.03.2009

Culture, Arts et Lettres - Salons - Salon - livre - Paris


Nous apprenions en janvier dernier que l'édition 2009 de Lire en fête était annulée. Rendez-vous était donc à prendre pour 2010, avec une nouvelle mouture.

La plus grande librairie de France

Si entre temps, d'autres manifestations comme prochainement à Paris vont avoir lieu, le Salon du livre de Paris reste l'une des attractions majeures du marché du livre. Alors, les résultats encourageants de janvier pour les ventes font plaisir, mais il semblerait bien que « la plus grande librairie de France » n'en essuie pas moins quelques sueurs froides.

Ainsi, l'édition de 2008 avait connu une baisse de 8 % pour la fréquentation, et l'incident de la fausse alerte à la bombe n'avait rien arrangé. Benoît Yvert expliquait même que tout avait connu une chute... à l'exception des scolaires.

 

Alors cette année, si l'on veut effacer les 165.000 visiteurs de l'an passé et franchir la symbolique barre des 200.000, il semble pourtant qu'« un doute plane sur son avenir », admet Christine de Mazières, du SNE. Changer, évoluer, se moderniser, bien sûr il faut, mais les éditeurs, qui représentent 90 % des 7 millions investis dans la location des espaces trouve aussi que la charge financière est lourde. Les petites maisons en profiteraient d'ailleurs, en ce qu'elles y sont plus visibles qu'en librairie.

Un avenir moins clair

Alors, que faire ? Bertrand Morisset, commissaire général analyse : « Quand un Salon vieillit, il se recroqueville sur lui-même. » Cette édition, il l'a bichonnée, et le Mexique devra être un support solide pour l'édition. De son côté, Serge Eyrolles, président du SNE abonde en ce sens : « c'est l'année où il faut tout tenter ». On sait d'ailleurs que l'édition 2010 sera complètement recentrée sur la production française, suite à la demande des éditeurs. La Turquie avait ainsi fait les frais de ce retour vers le nombril français.

Et quid de l'avenir ? Eh bien, à compter de 2013, une triple hypothèse se pose : on continue, on arrête ou l'on emménage dans le Grand Palais. Ce sera 25.000 m² de mois que les 45.000 de la porte de Versailles. Ce ne sera plus vraiment l'un des plus grands salons d'Europe.

Mais pour assurer sa survie...