Salon du Livre : les préjugés sexistes expliqués aux enfants

Xavier S. Thomann - 22.03.2014

Culture, Arts et Lettres - Salons - Préjugés - Sexisme - Littérature jeunesse


La table ronde « Les clichés ont la tête dure, ça tombe bien les filles aussi ! » a réuni différentes intervenantes autour de Nathalie Le Breton. Etaient présentes: Claire Cantais, Delphine Beauvois, Elisabeth Brami et Béatrice Vincent. Cette rencontre était avant tout destinée aux enfants, et ils étaient nombreux autour de la « P'tite scène ». 

 

 

 

 

Nombreux, mais attentifs aussi aux propos des différentes intervenantes qui, sitôt la présentation de leurs ouvrages terminée, n'ont pas hésité à donner la parole à leur jeune public. Du reste, c'est à eux que s'adressent leurs ouvrages. 

 

Élisabeth Brami est l'auteure de la Déclaration des droits des filles (illustré par Estelle Billon-Spagnol) et de la Déclaration des droits des garçons. Ces deux livres ont notamment pour but de promouvoir la liberté des uns et des autres et sont nourris de l'espoir que les enfants sauront être moins sexistes que leurs parents. Dans la déclaration en question il est rappelé par exemple aux petites filles qu'elles ont le droit de ne pas être des princesses tous les jours. 

 

Delphine Beauvois aussi croit en le pouvoir de la littérature jeunesse pour faire évoluer les mentalités. Enseignante, elle a constaté qu'au primaire les enfants arrivaient déjà avec nombre de préjugés. Son féminisme a surtout pour vocation d'enjoindre les enfants à ne « pas enfermer les gens dans des cases. » 

 

Pour aborder ces thèmes de manière concrète, Béatrice Vincent (Albin Michel) est venue parler du livre Nils, Barbie et le problème du pistolet, écrit par le Norvégien Kari Tinnen. L'histoire d'un petit garçon qui souhaite avoir une poupée pour son anniversaire, ce qui n'est pas sans poser problème pour son entourage et la société. Nils tient bon et ne cède pas aux injonctions de son père pour acheter un pistolet en plastique. 

 

Le jeune public présent était massé autour des intervenantes et ne perdait pas une miette de la conversation. Celles et ceux qui ont eu le courage de prendre la parole l'ont fait pour marquer leur accord avec les propos tenus. Ils ont aussi posé des questions plus « littéraires », à savoir : « Écrire un livre, ça rend heureux ? » Élisabeth Brami a répondu en faisant savoir que c'était plutôt un soulagement de pouvoir achever un ouvrage sur un sujet qui tient à coeur.