Seuil/La Martinière de retour au Salon du livre de Genève

Nicolas Gary - 06.12.2017

Culture, Arts et Lettres - Salons - Seuil Martinière Geneve - salon livre geneve - assises édition fracophone


Avec près de 89.000 entrées pour son édition 2017, le Salon du livre de Genève prépare son édition 2018 avec attention. Sa vocation première d’incarner une « maison de la francophonie », s’accompagnera d’un retour des éditeurs français. Ainsi, grâce au travail du diffuseur Servidis, les éditions La Martinière et Le Seuil ont d’ores et déjà réservé leur présence.

 


© Salon du Livre/Pierre Albouy

 

 

Pour tous les salons, la difficulté réside dans l’attractivité tant pour le public que pour les éditeurs. Cette thématique fut largement exposée à l’occasion d’une table ronde présentée durant le salon du livre de Montréal : réinventer les salons, tout en préservant leur identité, l’équilibre est périlleux à trouver. « Nous avons la chance de vivre dans des sociétés où l’on considère que le livre a encore toute sa place », assurait ainsi la présidente de la manifestation, Gilda Routy.

 

À Genève, l’un des enjeux tient à la reconquête des éditeurs français – en 2017, on retrouvait Actes Sud, Gallimard, ou encore Bragelonne et d’autres. Le retour du groupe Seuil/La Martinière représente une belle occasion, souligne Jean-Baptiste Dufour, directeur de la diffusion chez Servidis. 

 

« Le groupe La Martinière — Le Seuil est présent à Montréal et Bruxelles, il est tout à fait logique qu’on le retrouve à Genève. Et d’autant plus que le Seuil est actionnaire de Servidis avec Slatkine. Le marché est relativement petit, mais très qualitatif et correspond bien à notre diffusion », explique-t-il à ActuaLitté.

 

Le diffuseur n’a pas pas non plus ménagé sa peine : outre l’espace d’une cinquantaine de mètres carrés dédiés à La Martinière /Seuil, Servidis prendra en charge l’École des loisirs, un stand scolaire et une nouvelle fois en stand jeux, le catalogue des éditions Cabédita, ainsi que celui des éditions Slatkine, qui présenteront une exposition spécialement conçue pour leur 100e anniversaire. 

 

« Le salon de Genève est de grande qualité et est, pour nos éditeurs, une très belle vitrine », indique Jean-Baptiste Dufour. Et de rappeler qu’en 2017, la société avait animé un espace pédagogique insolite, proposant de nombreuses animations– et dont nous avions pu constater le véritable succès. « Les jeux que nous avons retenus peuvent compléter des offres dans les écoles, en tant qu’outils nouveaux, pour parler de mathématiques, de logique », expliquait ainsi Aline Ledard, déléguée pédagogique de Servidis. 

 

Un stand pédagogique où les enfants jouent à apprendre
 

 

Stand Servidis
ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

Isabelle Falconnier, présidente du Salon du livre de Genève, apprécie la confiance accordée par le groupe La Martinière /Seuil : « Les éditeurs sont des acteurs indispensables et centraux du salon : il s’agit d’ailleurs du seul événement suisse, d’envergure francophone internationale. Il permet aux éditeurs de présenter leur marque et leurs diverses activités directement à nos visiteurs – mais également à un lectorat vaste et motivé de Suisse romande – et de France ! D’où l’intérêt évident pour ces éditeurs de s’en emparer et de l’investir. »

 

Le marché suisse représente près de 4 % du chiffre d’affaires de l’édition française, « et mériterait d’être davatange considéré », poursuit la présidente.

 

“Un salon doit travailler la médiation :
ce ne sont plus des livres sur des tables”

 

« Pour les éditeurs français, l'intérêt est réel. D’abord pour assurer la pérennité du lien commercial et affectif avec un lectorat varié et dont le pouvoir d’achat reste toujours important. Mais également pour valoriser le développement actuel et futur de leurs projets, présenter leurs nouveautés – collections ou labels – et leurs auteurs. Le marché suisse n’est pas une rente de situation à vie. C’est un espace professionnel, éditorial, à travailler, investir, conquérir sans cesse. Le Salon de Genève est un outil formidable, dynamique, populaire, culturel et littéraire à la fois, pour ce faire. »

 

Du 25 au 27 avril, se tiendront également les 4e Assises de l’édition, réunissant un grand nombre d’acteurs de la francophonie. Ces journées professionnelles, qui avaient l’an passé accueilli plus de 200 personnes, prévoient de porter l’accent sur les échanges interprofessionnels.

« Les Assises sont devenues un temps de rencontre privilégié pour les professionnels. C’est l’occasion d’établir des contacts avec des représentants du livre de l’ensemble du livre en Suisse et de la francophonie – France, Afrique et Québec. D’autant plus que pour cette édition, des éditeurs new-yorkais ainsi que des libraires feront le déplacement à Genève », souligne Delphine Hayim, responsable de ces journées. Le salon, lui, se déroulera du 25 au 29 avril 2018.