Sony pense diffuser The Interview sur YouTube, Netflix lui tourne le dos

Clément Solym - 22.12.2014

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Paulo Coelho George RR Martin - film censure - terrorisme menaces


En dépit des menaces terroristes, les studios Sony Pictures vont finalement diffuser le film The Interview. Tout d'abord annulé suite à des attaques de pirates, soupçonnés de travailler pour la Corée du Nord, le film incarne aujourd'hui le symbole de la liberté d'expression. Et Sony envisage alors de mettre le film en ligne, pour ne pas céder à l'intimidation.

 

 

 

 

 

Les pirates avaient assuré que les spectateurs qui se rendraient dans les salles où serait proposé The Interview auraient tout à craindre. Une menace pas vraiment voilée, qui a provoqué dans le monde occidental une levée de boucliers pharaonique. Même le romancier Paulo Coelho y était allé de son petit bout, en proposant à Sony de racheter les droits pour 100.000 $ et de diffuser la comédie sur son blog et sur BitTorrent. 

 

George R.R. Martin, lui, a assuré sur son blog qu'il diffuserait avec plaisir le film dans sa propre salle de cinéma, le Jean Cocteau Cinema, à Santa Fe, au Nouveau-Mexique. Il ajoute que Sony fait preuve « d'un niveau de couardise corporatiste qui m'impressionne ». L'auteur de Game of Thrones avait diffusé la bande-annonce du film en illustration de son article, mais, une fois celle-ci supprimée par Sony, il l'a remplacé par un extrait de South Park, dans lequel Jésus assure à des roux qu'il leur suffit de bombes et d'armes pour que les gens cessent de se moquer d'eux.

 

Le patron de Sony Entertainement, Michael Lynton, a finalement considéré l'option d'une diffusion via YouTube, « un projet que l'on examinera certainement », attendu qu'aucun des services de type Netflix n'était disposé à l'accepter. 

 

La société BitTorrent a également proposé son aide, en passant par la solution de Bundles bien connus, avec une option payante, PayGate, qui permettrait au studio de fixer le prix de vente, et de diffuser le film, sans exposer personne à une menace terroriste. 

 

L'occasion également rêvée pour la société de se racheter une virginité, alors que son nom est encore associé à la contrefaçon. Pour l'heure, la solution de VoD était privilégiée, mais, Sony ne disposant pas de l'interface technique pour assurer cette commercialisation, il lui faut se tourner vers des professionnels, frileux.

 

(via Entertainement)