Sophie Nauleau : “À cette chance du poème qui ne manque pas d’audace.”

Nicolas Gary - 29.03.2017

Culture, Arts et Lettres - Salons - Sophie Nauleau - Printemps des poètes - poésie France territoire


Le printemps des poètes s’achève, sur la les remerciements de son directeur artistique, Jean-Pierre Siméon, qui en profite pour officiellement passer le relais à Sophie Nauleau. La vingtième édition sera en effet pilotée par l’auteure et spécialiste de la poésie contemporaine.

 

Sophie Nauleau, par André Velter

 

Les Afriques étaient mises à l’honneur de la 19e édition, et Jean-Pierre Siméon, d’un salut fraternel, adresse ses remerciements à tous : « Un grand merci aux parrains de cette édition, aux poètes d’ici et d’ailleurs, africains, européens, aux éditeurs, aux artistes, aux organisateurs, aux écoles, aux partenaires, aux médias et tous ceux qui ont fait rayonner la poésie africaine francophone. »

 

Il avait annoncé, peu de temps avant le lancement de la 19e édition, qu’il passerait le témoin. « Je passerai en effet le relais, à l’été 2017, à Sophie Nauleau, dont je suis convaincu que le savoir, l’expérience des médias et l’enthousiasme feront merveille. C’est avec joie et confiance que je la verrai initier, avec une équipe dont je ne dirai jamais assez le talent et le dynamisme, une nouvelle étape de la grande aventure du Printemps des Poètes, qui est loin d’avoir épuisé tous ses possibles. »

 

Le Printemps des poètes exprime « le dynamisme de la poésie » 

 

Et pour accueillir sa responsabilité nouvelle, cette dernière a diffusé un texte, poétique, à n’en point douter : L’Ardeur.

 

Il est des mots qui jamais ne renoncent.

Des mots toujours fervents.

Rarement érodés.

Des mots droit devant, par-delà l’encoignure des siècles. Des mots d’entrain, d’élan, de vie. Des mots tocsins qui se jouent des tourments. Des mots de plein cœur qui battent dans le sang. Des mots de plein vent qui affolent les voiles.

Des mots qui enjoignent, qui affament et ravissent. Des mots jamais avares. Des mots toujours brûlants. Des mots à la hauteur des temps.

L’ardeur est de ceux-là dont l’énergie durable peut se dire dans toutes les langues de la terre.

Des années que le « Printemps des Poètes » attise la flamme par-delà les saisons. Des millénaires que les Védas célèbrent ce plein soleil. 2018 raisons de se vouer à cette vitalité poétique. À cette vigueur communicative. À cette chance du poème qui ne manque pas d’audace.

             Sophie Nauleau

 

 

Avec une énergie neuve, Sophie prendra donc le relais de cette belle aventure, tout en préservant l’âme insufflée au Printemps des Poètes par son prédécesseur : « Il y a chez Jean-Pierre une authenticité, une vérité et une empathie que je veux préserver. Je souhaite que le Printemps des poètes reste un événement à 360 degrés, je ne veux pas qu’on défende un certain style de poésie et pas un autre. Il faut garder cette intégrité et cette ouverture d’esprit. »


Commentaires

À n’en point douter



En ces temps ennuyeux, merci Mme la Directrice, de dissiper pour un temps l’ennui qui me submerge à l’écoute où la lecture des rapports sur la vie comme elle va, c’est-à-dire mal voire de mal en pis (aucune relation avec le salon de l’agriculture) grâce à l'humour qui imprègne votre texte



Malgré que j'en aie, me vient à l'esprit que vous entretenez quelque accointance, par-delà l’encoignure des siècles (je ne sais pas trop de quoi il s’agit, un angle mort peut-être) avec Mme la Comtesse (de Ségur) à la façon dont vous vendez le langien (les langes de l'ange) Printemps des Poètes, 20e du nom : gentille poésie de grande surface chic, un peu bête, une poésie de genre, pour Anne-Aymone pulsative. La poésie qui pulse.

« Des mots tocsins » écrivez-vous. Sonnez le tocsin m’étonnait alors que j'entendais « résonnez musette » Suis allé voir : mot-tocsin , « Littér. Battement pathologique, tintement qui se manifeste de façon intolérable » selon le Trésor de la Langue Française

Mes yeux et mes oreilles en sont bien atteints. Le syndrome du PP.

Par ailleurs, alors que la dénonciation du harcèlement fait l’actualité (constat), je trouve saugrenu d’encourager un individu à venir, dans la rue, me souffler en plein visage un poème, le pire étant toujours sûr, de sa composition. Cela fait partie des recommandations, je cite  : « Des impromptus peuvent avoir lieu dans l'espace public : marché, places publiques... »

En ces temps où, c’est un constat,

C’est la poésie de proximité sur le modèle de la police éponyme chère à M Gérard « ma ville » Collomb. De la contrainte par cœur, du contrôle poétique, de la vérification d’acquiescement. Ainsi, sous l'égide l'État ni plus ni moins en la circonstance que harceleur et racoleur.

La poésie écrivez-vous est un art de pointe. Comme l’escrime. Moi je pratique l’art de l’esquive.

Cordialement,

Morose
Bienvenue à vous Madame Nauleau pour présider le printemps des poètes.

Bien cordialement



Niño de Alli (Bordeaux) chanteur de poésie française andalouse avec accompagnement à la guitare de mes propres compositions.

Internet: Niño de Alli poésie Bordeaux

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