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Sophie Nauleau prendra la direction du Printemps des poètes 2018

Cécile Mazin - 22.02.2017

Culture, Arts et Lettres - Salons - Sophie Nauleau printemps poètes - Simeon Printemps poètes - poésie France manifestation


Le 19e Printemps des poètes débutera ce 4 mars, jusqu’au 19 avec pour thématiques Afriques. C’est tout un continent qui sera exploré, « largement et injustement méconnu ».

 

Sophie Nauleau, par André Velter

 

 

Si les voix majeures de Senghor, U Tam’si ou Kateb Yacine par exemple, ont trouvé ici l’écho qu’elles méritent, tout ou presque reste à découvrir de l’intense production poétique africaine, notamment celle, subsaharienne, qui caractérisée par une oralité native, tributaire de la tradition des griots et nourrie par ailleurs des poésies d’Europe, offre des chemins neufs sur les terres du poème.

 

« Parole libérée, rythmes imprévus, puissance des symboles et persistance du mythe : écoutons le chant multiple des Afriques, du Nord et du Sud. Il va de soi que cette exploration ne peut ignorer les voix au-delà du continent africain, des Antilles à la Guyane, de Madagascar à Mayotte... », explique Jean-Pierre Siméon, directeur artistique de la manifestation.

 

Cette édition sera par ailleurs l’occasion d’une transmission de témoin à la direction du Printemps des Poètes, précise-t-il.

 

« Je passerai en effet le relais, à l’été 2017, à Sophie Nauleau, dont je suis convaincu que le savoir, l’expérience des médias et l’enthousiasme feront merveille. C’est avec joie et confiance que je la verrai initier, avec une équipe dont je ne dirai jamais assez le talent et le dynamisme, une nouvelle étape de la grande aventure du Printemps des Poètes, qui est loin d’avoir épuisé tous ses possibles. »

 

La poésie, victime de 'politiciens déboussolés' 

 

« La 19e édition du Printemps des Poètes résonne comme un appel à la résistance poétique dans un monde qui chaque jour se replie un peu plus sur lui-même et face à des horizons qui ont trop tendance à se refermer. Le ministère de la Culture et de la Communication est heureux de soutenir cet événement, parrainé cette année par le cinéaste Abderrahmane Sissako et par le journaliste Soro Solo », assure Audrey Azoulay, ministre de la Culture.

 

Je fais le vœu que nous demeurions, à cette occasion, mobilisés et vigilants comme nous y invitait Léopold Sédar Senghor quand il écrivait dans sa postface aux Ethiopiques : «La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l’espoir du monde ?».

Audrey Azoulay      

 

 

Née en 1977 à Toulouse, Sophie Nauleau est écrivain.

 

Docteur en Littérature française et diplômée de l’École du Louvre, elle a consacré sa thèse à la « Nouvelle Oralité Poétique » puis animé durant onze ans sur France Culture de nombreuses émissions dont « Ça rime à quoi ». Prix de la SCAM de l’Œuvre radiophonique de l’année 2012 pour Escalader la nuit, elle a notamment réalisé La boîte aux lettres d’Antonio Machado, Le chêne de Goethe, The night of loveless nights… Ainsi que trente brèves séquences de poèmes mis en chansons, de Rutebeuf à Boris Vian, intitulées « Si ça vous chante ».

 

Elle a signé plusieurs anthologies : « À toi je parle, un tour du monde des poètes francophones », « Poètes en Partance », « Je voudrais tant que tu te souviennes » (Poésie/Gallimard) ainsi qu’une « Petite Bibliothèque de Poésie du XXe siècle » (Télérama - Poésie/Gallimard) aux côtés de Zéno Bianu & André Velter.

 

Elle a également publié La main d’oublies (Galilée), La voie de l’écuyer (Actes Sud) consacrée à l’Académie équestre de Versailles fondée par Bartabas, Pour le jardin des Serres d’Auteuil ou encore La vie cavalière (Gallimard).