Souvenirs de discussions avec Philip K. Dick

Clément Solym - 26.05.2010

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Une conférence qui se tenait vendredi dernier évoquait les années que l'écrivain Philip K. Dick avait passées dans le compté d'Orange et l'influence que cela a eu sur ses romans mais surtout de ce que c'était de passer du temps avec lui.

Les invités étaient des universitaires ou des amis de l'écrivain comme James Beylock lui-même auteur de romans fantasy. Il s'est remémoré les soirées passées à boire et à discuter en compagnie de K. Dick et de Tim Powers et K.W. Jeter.


« Il pouvait vous dire des choses qui étaient complètement folles pour voir votre réaction. Et il vous disait qu'il plaisantait deux ou trois jours plus tard ». Ainsi lui et ses amis ont cru pendant plusieurs jours qu'il y avait une voiture dans le quartier pleine d'agents du KGB.

L'écrivain de science-fiction et professeur de physique Gregory Benford a expliqué que K. Dick pouvait parler d'une chose et 10 secondes plus tard de complètement autre chose, affirmant : « Il avait, pourrions-nous dire, un problème de continuité ».

La discussion s'est conclue sur une interrogation Philip K. Dick mériterait-il d'être le premier écrivain de SF a entrer dans le temple littéraire des Library of America series. Une partie du public a soutenu que des auteurs comme Ursula K. Le Guin, Samuel R. Delaney et Robert Heinlein le mériteraient plus. L'autre partie a soutenu K. Dick

Gregory Benford a eu le mot de la fin : « La seule personne qui pourrait ne pas croire en l'importance de Philip Dick dans notre culture, c'est Dick lui-même ».