Suicide Squad : Jared Leto, un Joker à la folie contagieuse, mais pas douce

Clément Solym - 03.08.2016

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Suicide Squad Joker - Suicide Squad Jared Leto - Jared Leto Joker fou


Le film Suicide Squad sort aujourd’hui dans les cinémas : une équipe de super méchants, façon bras cassés avec un casting impressionnant. Deadshot, Harley Quinn, L’Enchantresse, Slipknot, Katana, Diablo, Boomerang, Killer Croc, Rick Flagg et la femme à leur tête Amanda Waller, vont en faire voir de toute les couleurs. Mais depuis les premiers temps, c’est Jared Leto, aka Le Joker, qui fait la Une des médias. Et pour cause : l'application qu'il a mise à incarner la folie semble avoir influencé ses petits camarades...

 

 

 

1. Un Joker qui n'a pas fait l'unanimité

 

Décrié très rapidement après que la production a annoncé le casting, Jared Leto s’est fait épingler sur la toile à plus d’un titre. Si Jack Nicholson et Heath Ledger ont donné au Joker sa pleine puissance, les tatouages, les dents qui brillent et le look totalement délirant adopté rendent son personnage certes psychotique, mais vraiment intemporel. Trop moderne, le Joker ? Avec Leto, on se demande bien ce qui a pris la réalisation de Suicide Squad...

 

2. Des cadeaux de malade mental aux autres acteurs

 

Évidemment, le Joker est un grand malade, mais vraiment, Leto avait besoin de se plonger à ce point dans le personnage ? Il a ainsi adressé des cadeaux particulièrement étranges à ses camarades de jeu : porcs morts, rats vivants, boules de geisha et préservatifs usagés. « C’était intéressant de le faire parce que le Joker aime jouer à des jeux où il se plaît à manipuler, et c’était l’une des raisons de le faire. Et quand on fait un cadeau à une perso dans la vraie vie, on se demande “Qu’est-ce que je vais lui offrir ?” “Qu’est-ce que cette personne représente pour moi ?” “Qu’est-ce qu’elle aime ?” Alors, immédiatement je me suis mis à faire mes devoirs consciencieusement », assurait le comédien.

 

Et ce, jusqu’à offrir à Deadshot une mallette remplie de balles. Un message comme un autre ?

 

Dans ce cas, pourquoi des préservatifs usagés ? Probablement pour les mêmes raisons qui l’ont poussé à offrir des boules de geisha... « Le Joker est quelqu’un qui ne respecte pas vraiment les choses comme l’espace personnel ou les limites sociales », assure Leto...

 

3. Un thérapeute sur le tournage, pour pousser les comédiens

 

Créer une dynamique sur le tournage, voici qui était une belle et noble idée, et pour entrer dans le personnage : manifestement les autres acteurs se sont sentis plus unis, contre Le Joker/Leto. Au point qu’un thérapeute a été engagé pour suivre certains des acteurs. C’est que le réalisateur, David Ayer aime le réalisme, poussé dans ses derniers retranchements : après les cadeaux du Joker, il a fallu une sorte de coach, pour pousser les acteurs, afin que leurs personnages soient les plus efficaces possible. Autrement dit, si Harley Quinn est une folle à lier, il fallait le faire sortir des tripes de Margot Robbie.

 

Et non, Jared, pas avec un couteau...

 

 

Une photo publiée par JARED LETO (@jaredleto) le

 

 

 

4. Joker ou Jared ? On ne fait plus vraiment la différence, on flippe

 

D’ailleurs, l’investissement de Leto dans son personnage a été décrié : certes, il était à 200 % dans son Joker psychopathe et intenable, mais probablement trop. Les autres acteurs, à force de jouer avec lui, ont manifestement développé une force d’angoisse : si chacun a apprécié la collaboration, tous se demandaient de quel truc taré Jared Leto allait bien être capable. Basiquement, c’est là toute la complexité du Joker : faire un salut très aimable, et dans le même temps, appuyer sur un bouton qui entraînera la mort de centaines de personnes. Sans même bouger les oreilles ni arrêter de sourire.

 

Même Will Smith l’avoue : « [Jared] a vraiment donné le ton. Il ne jouait pas avec tout ça. Il était mortellement sérieux en tant qu’acteur. » Flippant. 

 

5. Fuck Marvel, le point d'orgue du... réalisateur

 

La folie douce a-t-elle fini par s’emparer de l’ensemble de l’équipe, pour frapper le réalisateur ? Il semble que David Ayer, lors d’une projection spéciale, une personne dans la salle a hurlé « Fuck Marvel », chose que le réalisateur s’est empressé de répéter...

 

 

Désolé d’avoir pété un plomb à un moment et d’avoir dit «Fuck Marvel». Quelqu’un l’a dit. Je l’ai répété. Pas cool. Respect pour mes frères réalisateurs.

 

 

Définitivement, Suicide Squad s’est montré à la hauteur des protagonistes mis en scène...