Terminus Belz d’Emmanuel Grand, lauréat du prix SNCF du polar

Joséphine Leroy - 01.06.2016

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - prix SNCF polar - SNCF court-métrage BD - Emmanuel Grand Fabcaro


Le prix SNCF du polar (catégorie roman) a été attribué à Emmanuel Grand pour son roman Terminus Belz. Le livre, au départ publié chez Liana Levi en 2014, a eu une seconde vie puisqu’il est maintenant présenté aux éditions Points. Ce n’est pas le seul à avoir été récompensé. Après 32.000 votes comptabilisés, trois lauréats sont sortis du lot : l’écrivain Emmanuel Grand, donc, l’auteur BD Fabcaro (catégorie BD) et le réalisateur Greg Ash (catégorie court-métrage). Ce prix est remis depuis 2000. 

 

 

 

Emmanuel Grand est né à Versailles en 1966. Il a grandi en Vendée et Terminus Belz est son premier roman. À travers lui, l’écrivain nous fait visiter l’île bretonne de Belz, une île en vérité inexistante, mais qui a de fortes ressemblances avec celles de Groix. « On l’appelle Enez Ar Droch ». Ça veut dire l’île des fous. Par un rythme sec et vif, entrecoupé par des scènes plus lentes de huis clos îlien, le polar nous immisce dans l’univers de Marko, ukrainien d’origine, en fuite depuis sa tentative d’émigration clandestine qui a mal tourné.

 

Le vagabond est poursuivi par la mafia roumaine. Pour se cacher, il est embauché comme marin (voir notre chronique). L’année dernière, le prix SNCF du Polar avait été décerné à Craig Johnson pour Enfants de poussière (éd. Gallmeister). 

 

Le prix SNCF a également récompensé, dans la catégorie BD, l’auteur Fabcaro pour Zaï Zaï Zaï Zaï (éd. 6 Pieds sous terre, 2015). L’auteur avait raflé le 27e Prix des Libraires de Bande-Dessinée fin mai, et le prix Landerneau BD dans la catégorie « Coup de cœur », une catégorie spécialement créée pour lui en 2015.

 

L’auteur BD pouvait aussi se targuer d’avoir remporté le Grand Prix de la Critique ACBD. De quoi fanfaronner sur du Joe Dassin. Lors de l’édition 2015, c’est Eddy Simon et Pierre-Henry Gomont qui étaient sortis gagnants pour Rouge Karma (éd. Sarbacane). 

 

Le prix du court-métrage a été par ailleurs remis à Mr. Invisible de Greg Ash (produit par Big Bright Lights / Tin Monkey). 

 

Les passagers auront donc matière à s’occuper pendant leurs trajets... ou l’attente d’un train retardé.