The Amazing Spider-Man : l'araignée comme vache à lait ?

Clément Solym - 26.04.2012

Culture, Arts et Lettres - Cinéma


Il y en a un qui bosse toujours en solo : normal, il est « amazing » et bien décidé à faire aussi bien qu'un club de super-héros en cape et armure. Le 4 juillet prochain, Spider-Man effectuera un retour remarqué sur les écrans, après 3 épisodes réalisés par l'accro aux horror movies Sam Raimi. Toutefois, on remet les compteurs à zéro : Sony Pictures a annulé un épisode 4 au profit d'un « reboot » (redémarrage), comme si la machine à cash avait quelques soucis...

 

Réalisé par Marc Webb, le responsable de (500) jours ensemble, The Amazing Spider-Man compte sur une forme d'amnésie qui pourrait toucher le spectateur : plus de Tobey Maguire ni de Kirsten Dunst (trop vieux ou trop récompensés), bonjour Andrew Gardfield et Emma Stone, les deux favoris de la production US indé (The Social Network pour Gardfield, Supergrave pour Stone). À l'inverse, le reboot n'innove pas vraiment au niveau du scénario : si la place accordée aux parents de Peter Parker promet d'être plus importante, et si Gwen Stacy pourra enfin briser le coeur de Parker, il faudra repasser par la case découverte des pouvoirs, et donc, des grandes responsabilités.

 

Une araignée moche comme un pou

 

Acteurs bankables, réalisateur propre sur lui, Hollywood ne prend décidément pas trop de risques, mais capitalise à fond : un second volet est prévu pour le 2 mai 2014, moins d'un an après The Amazing premier du nom. L'équipe restera normalement inchangée, tandis qu'Alex Kurtzman et Roberto Orci (Transformers, Star Trek) ont été confirmés pour l'écriture du scénario. Rappelons également qu'un spin-off consacré à Venom est en chantier. (voir notre actualitté)

 

Alors que David Fincher ou Wes Anderson ont été évoqués pour prendre la place derrière la caméra, Webb semble un peu trop malléable au bon vouloir des studios. Avec une identité visuelle pour l'instant assez pauvre, ou déjà vue (voir la vidéo ci-dessous), la succession à Sam Raimi, qui a pratiquement défini les canons du genre en 2002 avec le premier Spider-Man, ne sera pas aisée.