Toulouse, rose de monde, pour le 8e Marathon des mots

Clément Solym - 01.07.2012

Culture, Arts et Lettres - Salons - Le Marathon des mots - Toulouse - Olivier Poivre d'Arvor


Du 28 juin au 1er juillet se déroulait Un été italien, dans la ville de Toulouse, le fameux Marathon des mots. Cette 8e édition, qui s'achève ce jour, aura réuni plus de 57.500 visiteurs, venus à la rencontre de l'Italie, de Charles Aznavour, de Sami Frey, Alaa El Aswany, Laure Adler, ou du Québec.

 

« Avec les libraires de la région, avec les acteurs culturels de la ville mobilisés autour de l'événement, avec les quartiers de Toulouse, avec les compagnies régionales, ce Marathon des mots s'impose et se révélera par la force et la singularité de sa programmation comme un grand cru. À Tunis, comme à Toulouse, les mots, la parole s'échangent, se confrontent et se partagent : c'est là notre plus grand bonheur et notre immense fierté que d'offrir aux écrivains du monde entier une écoute attentive, la complicité de grands comédiens pour les lire et la présence d'un large public chaleureux et toujours curieux », soulignait, à son lancement, Olivier Poivre d'Arvor, président de l'Association Toulouse le Marathon des mots. 

 

 'Un été italien'
“ Les Amants de Rimini ” © Claude Nori (www.claudenori.com)

 

 

Cette édition a été marquée par la forte présence d'écrivains italiens (Marco  Mancassola, Michela Marzano, Carlo Lucarelli) et québécois (Dany Laferrière, Evelyne de la Chenelière, Stanley Péan) qui se sont partagé l'affiche de la manifestation. Les hommages aux œuvres de Modiano, Duras, Ernaux, Guimard et Perec dans le cycle « Ecrire la vie » ont fortement mobilisé le public – la reprise exceptionnelle de  « Je me souviens » de Georges Perec par Sami Frey rassemblant pour la soirée d'ouverture de 1150 spectateurs au Théâtre du Capitole.  

 

Au nombre des grands rendez-vous de cette édition, on retiendra la présence de  l'égyptien Alaa El Aswany, entourés de jeunes bloggeurs égyptiens et tunisiens ; le duo chaleureux formé par Atiq Rahimi et Charles Aznavour ; les écrivains (Laure Adler, Nancy Huston, Eric Reinhardt) et (Brigitte Fossey, Anne Sylvestre) rassemblés autour de Benoîte Groult ; l'après-midi consacrée à la  littérature  et  aux  parfums  avec  la  lecture de « L'homme qui plantait des arbres » de Giono par Ariane Ascaride et Jean-Jacques Cubaynes, parfumée par le nez Jean-Claude Ellena.    

 

A la mi­‐journée, tirant le bilan  de cette 8e édition, Olivier Poivre d'Arvor, le président de l'association, affichait sa satisfaction : « Avec plus de 180 rendez‐vous littéraires proposés à Toulouse et dans toute la région Midi-Pyrénées, le Marathon des mots a fait le plein qu'il s'agisse des lectures, de  rencontres, des animations dans les centres culturels, les bibliothèques et débats organisé depuis jeudi 28 juin. Cette édition a une nouvelle fois montré l'attachement du public à l'événement et l'endurance d'un large public faisant la fête aux écrivains et artistes, venus partager et défendre des textes. La ville de Toulouse s'est emparée de la manifestation : elle est aujourd'hui plus qu'ancrée dans le paysage et participe indéniablement de l'attractivité culturelle de ce territoire. »  

 

Et le président de la Région Midi-Pyrénées, Martin Malvy d'ajouter : « En mettant l'Italie à l'honneur, le Marathon des mots nous promet cette année des rencontres passionnantes. Accueillir cet événement littéraire en Midi-Pyrénées est une chance. Le soutenir est pour la Région une question d'engagement, celui que nous avons pris pour que la culture continue de nous étonner et de nous émerveiller. Pour que la littérature soit accessible au plus grand nombre. C'est le sens de notre soutien à la cévénementittéraire et à la lecture. »

 

Et pour son dernier événément, les personnes sur place pourrÉric ce soir, découvrir une lecture musicale de l'écrivain Eric Reinhardt et du musicien Bertrand Belin à Saint-­Pierre des Cuisines. 

 

La prochaine édition du Marathon des mots se tiendra à Toulouse du 27 au 30 juin 2013. Elle sera consacrée, entre autres, à Buenos Aires et à l'Argentine.