Tous à la manif' : les événements littéraires passés au crible

Clément Solym - 13.12.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - manifestations - litteraires - etude


La littérature en Île-de-France se porte bien, reste vivante. Un état des lieux réalisé par le MOTif présente l'ensemble des manifestations qui se sont déroulées durant l'année 2009. 173 identifiées, 125 retenues, 63 répondants. Résultats.

Forcément, c'est la capitale qui attire le plus, avec 36 % des manifestations actuelles. Viennent ensuite les Yvelines, avec 16 % et la Seine et Marne avec 10 %. Les thématiques sur l'ensemble d'entre elles se découpent comme suit :
  • 26 % des manifestations sont généralistes,
  • 24 % spécialisées en bandes dessinées
  • 14 % en littérature jeunesse
Par contre, la carte de la gratuité est massivement jouée, avec 75 % d'entre elles qui ne sont pas payantes. Elles se concentrent également sur l'automne - prix littéraires oblige ? - avec une moyenne de 3 à 5 jours.

Les deux tiers d'entre elles ont été créés après 2000. « L’événement le plus ancien (ayant répondu) est le Festival franco-anglais de poésie à Paris, créé en 1976. Le plus ancien identifié est la Journée Dédicaces de Sciences Po qui date de 1947. »


Autre point intéressant : d'abord, les équipes : à 76 %, moins de 10 personnes organisent ces événements, et seules 20 sont réalisées par des professionnels rémunérés. Le budget est compris entre 10 et 50.000 €, avec une moyenne à 10.000 €. À ce titre, moins d'une sur deux remet un prix, qui va de la pièce symbolique à une somme de 7000 €.

Concernant la fréquentation, 45 manifestations réunissent 630.000 personnes, avec 65.500 scolaires et 56.500 professionnels.

L'impact sur les lecteurs

De ces informations, plusieurs points sont ainsi à retenir : d'abord la concentration parisienne, ensuite les thématiques privilégiées. Mais ces éléments laissent maintenant à découvrir l'incidence réelle que ces manifestations peuvent avoir sur « la promotion du livre et de la lecture, en particulier pour les acteurs de la chaîne du livre ».

« Neuf événements seulement connaissent les chartes des manifestations littéraires rédigées par certaines structures livres régionales ou autre. Sur ce modèle, l’Île-de-France pourrait-elle proposer aux organisateurs de manifestations un texte par lequel ces organisateurs s’engagent à rémunérer les auteurs mis à contribution et, si la vente de livres a lieu, à la mettre en place avec des libraires », interroge le MOTif ?