medias

Un festival pour interroger notre monde, au Théâtre du Rond-Point

Camille Cado - 10.01.2020

Culture, Arts et Lettres - Théatre - Réparer le monde festival - Théâtre du Rond-Point - Festival Nos Disques sont rayés


Depuis 2017, le Théâtre du Rond-Point organise Nos disques sont rayés, un festival carburateur d’idées, d’inventions et d’étincelles de génie pour sortir de la morosité et du découragement. Sa 4e édition intitulée « Réparer le monde » se tiendra du 4 au 15 février 2020. Ici, on parle, on interroge. On coopte des scientifiques, des penseurs, des écrivains, des artistes. Cartes blanches, performances, conférences et débats : les spécialistes viennent fracturer l’élan catastrophiste par le rire et la provocation.
 
Image d'illustration - ractapopulous, pixabay license
 

Prises de parole, invectives et initiatives : comment sortir vivant de la fin du monde ? À lire les courbes exponentielles des crises en tous genres, économiques, écologiques, humanitaires ou médiatiques, tout annonce l’apocalypse. Épuisement des ressources, déséquilibre climatique, dictature de l’intelligence artificielle... Mais comment négocier l’avenir après l’effondrement général ?

Un nouveau cycle de questions-réponses s’organise pour tenter d’y voir plus clair dans les blocages planétaires. Sur scène, des invités surprises, fous inventeurs, ingénieurs fantaisistes et autres docteurs en tous genres partagent leurs idées. L’agriculture raisonnée, le zadisme, la transhumance à la campagne, la préservation des espèces menacées...

Le projet : débloquer les blocages et faire mieux. On poursuit le chantier, on fêtera même la naissance d’une nouvelle science : la collapsologie. Jean-Daniel Magnin, directeur littéraire et instigateur depuis quatre saisons de Nos disques sont rayés, concocte l’édition. Quelques penseurs activistes reposent la question cruciale : après la fin du monde, on fait quoi ?
 
 

Intelligence artificielle, cause climatique, individualisme...


Voici quelques temps forts du festival : 

L’auteur Alain Damasio (La Horde du Contrevent, La Volte) et le collapsologue Pablo Servigne ouvriront la marche le mardi 4 février à 20 h en salle Renaux-Barrault avec une soirée pour fêter l’humanité qui a eu le courage de passer de l’anthropocène à la gaïacène. Ils inviteront le public à se projeter, en 2120...
 
Nous sommes le 4 février 2120. Paris est-il toujours Paris ? Des bisons broutent-ils la prairie autour du Rond-Point ? Et le théâtre est-il désormais une ferme en permaculture, un atelier low-tech ou un centre d’hébergement pour les migrants climatiques ? Pour apprivoiser l’avenir, jouons ensemble que nous sommes un siècle plus tard, réunis à nous remémorer l’effondrement et son dépassement inattendu. 

Mercredi 5 février à 20 h, Marielle Macé, directrice de recherche au CNRS et essayiste, animera une conférence-performance autour du pronom « nous », celui qui revient, sur les places, dans les luttes, sur scène, dans le poème. Et avec lui, un appel, une chaleur, des élans magnifiques ; mais parfois aussi des méprises ou des confiscations...

L’auteur et philosophe Éric Sadin et le journaliste indépendant Jean-Marie Durand essaieront de décrypter notre réalité en voie de numérisation globale : L’Intelligence artificielle vous veut-elle du bien ? « Les années 2020 : L’heure d’une impérieuse politique de nous-mêmes » se tiendra le 6 février à 18h30 en salle Roland Topor. 

Une lecture performance aura également lieu le 7 février à 21h autour de Histoire de ta bêtise de François Bégaudeau. L’ouvrage sera adapté par l’auteur lui-même et mis en espace par Valérie Grail de la Compagnie Italique. 

Le samedi 8 février à 21 h, un débat sera organisé par les lycées et les jeunes qui militent pour le climat avec des activistes d’Extinction Rébellion, des jeunes ambassadeurs pour le climat, la COP1 étudiante, le youth for climate, radio parleur ou encore le collectif On est prêt. Ceux qui sont nés ou grandis au XXIe siècle et dont l’inaction de leurs ainés au pouvoir les sidère prendront la parole : comment réparer le monde quand on à moins de 26 ans ? Invités par des étudiants de l’Université Paris-Diderot, de jeunes activistes viennent raconter et confronter leurs luttes en salle Roland Topor.

L’autrice de bande dessinée Emma viendra illustrer une conférence-performance mercredi 12 février en salle Jean Tardieu. La BD peut-elle réparer le monde ? Nul doute pour cette dessinatrice. « On est de plus en plus à réaliser que si notre société va mal, c’est parce qu’on laisse d’autres que nous s’en occuper. Mes dessins, ils sont là pour transmettre des idées qui ont changé ma façon de voir le monde ; ce que je voudrais, c’est que nous tous, on s’empare de ces idées qu’on les échange et les enrichisse ensemble. »
 

Une conversation nocturne sera également organisée le jeudi 13 février à partir de 20h, en partenariat avec Le Média, Le Diable et La Volte. Elle rassemblera Juan Branco, Alain Damasio et Denis Robert. Imaginons une veillée où se retrouvent trois « veilleurs » revenant de fronts différents, ils se racontent l’avenir et les stratégies possibles par-delà les évènements du jour... Au contraire des autres rencontres du festival qui se glissent dans un créneau de deux heures, la conversation entre veilleurs sur scène et avec le public durera aussi longtemps qu’elle durera.

Un concert du groupe Catastrophe viendra clôturer le festival. A travers la musique, le groupe viendra interroger le temps :
 
Tandis que 252 milliards de tonnes de glaces fondent chaque année, nous consultons en moyenne 52 fois par jour notre smartphone et le nombre de mots que nous prononçons par minute s’est accru de 8 % depuis les années 2000. Les temps se démultiplient et chaque jour nous courons. Vers où ? Comme autant de directions possibles, nous avons imaginé 6 personnages qui se posent, en musique, une seule et même question : comment arrêter le temps ?

Toutes les conférences et performances seront disponibles en vidéo et en podcast dès le lendemain sur le site et la chaine YouTube du Théâtre, ainsi que sur ventscontraires.net, son centre de ressources. 

Le tarif unique est de 12 €. Les réservations s’effectuent sur le site directement.

Toute la programmation est à retrouver sur le site du Rond-Point.



Commentaires
A peu près tous ces gens appartiennent au même bord politique, ce qui laisse songeur quand à la neutralité de la programmation culturelle d'un théâtre public, et au respect des règles du financement par l'impôt des activités politiques. Cela dit, sur le sujet, ils sont compétents, puisque leur idéologie conduit vite à la ruine et au massacre.



On dirait une adaptation des émissions de Chavez "Allô Presidente".
Ouch! Ca pour une droite... surprised
Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.