Un nouveau départ pour la littérature russe ?

Cécile Mazin - 14.01.2016

Culture, Arts et Lettres - Expositions - littérature russe - livre russie


De la Sibérie à Iasnaïa Poliana, départ sur les routes de province de la Nouvelle Russie. Les « Journées du Livre Russe », qui se tiendront les 5 et 6 février 2016 à Paris, ont pour but de faire découvrir à tous le talent de la nouvelle génération des auteurs russes et de valoriser une culture littéraire marquée par le grand retour de la littérature de la province russe.

 

Read Russia - Frankfurt Buchmesse 2015

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Pour cette 7e édition, « les Journées du Livre Russe » réuniront de nombreux auteurs russes parmi lesquels Vladimir Pozner, Vassili Golovanov, Sergueï Chargounov et Eremeï Aïpine, ainsi que des auteurs français comme Andreï Makine et Bernard Chambaz dont les œuvres, se déroulent en Russie ou y sont rattachées.

 

Se tenant au cœur de Paris, dans l’enceinte de la Mairie du Ve arrondissement et au Lycée Henri IV, les « Journées du Livre Russe » organisent des rencontres privilégiées entre auteurs et lecteurs, un programme de conférences et tables rondes dont le fil rouge sera « la vie en province en ex-URSS » et la « littérature de Sibérie » ainsi qu’un Salon du livre où seront présentes des maisons d’édition spécialisées ou généralistes.

 

Pour se plonger dans cette production littéraire, « entre le rire et les larmes », des extraits de différents ouvrages seront proposés en lecture : 

 

Tatiana Gorlanova — Récit théâtral
Sergueï Kiniakine – Comment je suis devenu député

 Anatoli Bimaev – Les deux jeunes gens 

 

Partant des grands classiques jusqu’aux jeunes écrivains contemporains, ces journées reprennent ainsi le fil d’une relation intellectuelle et littéraire centenaire entre la France et la Russie. 

 

Récompenser les traducteurs, passeurs de littérature

 

Le 10e Prix Russophonie, qui récompense la meilleure traduction littéraire du russe vers le français de l’année, viendra clôturer ces Journées. Le jury du prix, Evgueni Bounimovitch, François Dewere, Gérard Conio, Françoise Genevray et Irène Sokologorsky, réuni le 17 novembre 2015 a retenu cinq traductions parmi une cinquantaine d’œuvres publiées cette année par les éditeurs francophones :

 

Odile Belkeddar, pour L’insigne d’argent de Korneï Tchoukovski Ed. École des loisirs
Anne Coldefy-Faucard pour La joie du soldat de Victor Astafiev Ed. du Rocher
Jcaque Duvernet pour Minsk Cité de rêve d’Artur Klinau Ed. Signes et balises
Jacques Michaut Paterno pour Dernière feuilles de Vassili Rozanov Ed. des Syrtes

Anne-Marie Tatsis-Botton pour Les quatre vies d’Arseni d’Evgueni Vodolazkine Ed. Fayard 

 

Le nom du ou de la lauréat(e) sera dévoilé, lors de la remise du prix le 6 février 2016 durant les Journées du livre russe et des littératures russophones qui se tiendront à la Mairie du 5e arrondissement. L'an passé, c'est Hélène Sinany qui avait été récompensée.

 

L’Association France-Oural, qui supervise cet événement, est née au tout début des années 90, alors que la région de l’Oural, si longtemps isolée, s’ouvrait au monde en même temps que le pays tout entier. C’est en 2010 qu’elle décide de lancer les Journées du Livre russe. 

 

Сréée dès le départ avec un tropisme d’intérêt régional, alors que le monde occidental se limitait aux capitales Moscou et Saint-Pétersbourg, l’association a choisi de privilégier une région hautement symbolique de l’histoire et de la géographie russe : un pôle stratégique et économique : l’Oural. Aujourd’hui à cheval sur deux pays, la Russie et le Kazakhstan, ce qui le place par essence au cœur de l’Eurasie. Et d’un point de vue de civilisation au centre véritable de l’Europe.