Un objet intime de Dickens vendu aux enchères pour 9 150 $

Clément Solym - 17.12.2009

Culture, Arts et Lettres - Salons - enchères - cure - dent


Parfois on se retrouve face à un collectionneur et l'on ne comprend pas sa passion. Souvent dans les ventes aux enchères on retrouve les objets les plus improbables vendus à des prix incroyables, tout cela parce qu'ils ont appartenu à une illustre personne. Et l'on se demande « mais pourquoi ? ».

C'est un mélange de ces deux sentiments que l'on pourrait ressentir face à la vente aux enchères d'un objet très intime de Charles Dickens. L'objet en question s'est vendu à 9 150 dollars (environ 6 300 euros) et son heureux possesseur (enfin on suppose) pourra se vanter d'avoir avec lui un peu de Charles Dickens.

Enfin surtout quelques bactéries tenaces et peut-être un peu d'ADN aussi, car l'objet en question est... (ça c'est pour faire durer encore un peu plus ce suspens insoutenable) le cure-dent personnel de l'auteur. Mais attention pas n'importe cure-dent en bois ou en plastique non plus.


C'est un cure-dent de luxe fait d'or et d'ivoire, ha oui on a la classe ou on ne l'a pas. De plus, il a été vendu dans son écrin au tapis de velours vert du plus bel effet, avec une note manuscrite de la belle-soeur de l'écrivain, Georgina Hogarth, qui atteste que celui-ci s'est bien curé les dents avec. Excusez du peu !

Bon, oui c'est un cure de dent de luxe, oui c'est peut-être un lieu de villégiature pour les bactéries de Dickens (ou leurs descendantes) mais quand même, plus de 6 000 euros. Une seule chose me vient à l'esprit : « mais pourquoi ? ».