Une exposition célèbre la poésie de Picasso et sa fascination pour la Chine

Heulard Mégane - 24.07.2019

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Pablo Picasso - Picasso poète exposition - Picasso art chinois


Picasso est sûrement l’un des noms les plus connus de la peinture, et considéré comme le père du cubisme. Mais il était également poète, un pan de sa vie artistique qui est plutôt méconnu du public. Depuis le 26 juin, grâce à la collaboration du Museo Picasso à Málaga et de l’Institut de Cervantès à Pékin, une tournée d'expositions célèbre la poésie de Picasso. Elle met également en lumière les relations qu’entretenait Picasso avec l’art chinois. 

photographymontreal — Public Domain Mark 1.0


Pablo Picasso s’est lancé dans l’écriture à partir de ses 53 ans. À une période de sa vie, il cessa de peindre, de dessiner et de sculpter pour se consacrer à l’art de la poésie. En 1937, il produit Le rêve et le mensonge de Franco qui se compose de 18 images individuelles accompagnées d’un poème en prose, précédant sa célèbre toile Guernica. Il est également l’auteur de Le désir pris par la queue en 1944, et de Les quatre petites filles en 1949, qui sont deux pièces de théâtre s’approchant du surréalisme. 

Cette exposition présente des fac-similés, des photographies et des publications liées à sa création littéraire, des poèmes et un documentaire de 30 min réalisé spécialement à cette occasion. Elle met l’accent sur le côté littéraire du poète, et dévoile de nombreux poèmes qui sont une fusion entre les mots et l’art visuel. 
 

Des accointances avec les artistes chinois 


L’exposition retrace également l’affection mutuelle, et les multiples liens, entre Picasso et la Chine, illustrée par un document inédit. Il s’agit de l’ébauche originale d’un télégramme écrit à la main, par l’écrivain et historien chinois Guo Moruo. Il a été envoyé à Picasso en 1961, au nom du gouvernement chinois, à l’occasion de son 80e anniversaire, pour saluer ses efforts dans la lutte pour la paix et ses contributions au monde de l’art.

Dans une interview pour le Daily China, le directeur artistique du Museo Picasso à Málaga, José Lebrero Stals, parle des expériences de Picasso avec la poésie, de son amour pour l’encre de Chine et des interactions entre le poète et des artistes chinois. 

Dans les années 1950, l’artiste rencontre en France une délégation culturelle chinoise, et parmi elle le peintre chinois Zhang Daqian.
 

Une fascination pour l’art chinois 


Lebrero raconte « Picasso a dit un jour : “Je suis né en Espagne, je suis peintre. Mais si j’étais né en Chine, je serais poète". Nous savons qu’il aimait les écritures et les illustrations chinoises, et Picasso était très curieux de cette ancienne tradition, la calligraphie chinoise. »

Selon Lebrero, Picasso a toujours une passion pour l’encre de Chine : « En espagnol, on l’appelle tinta china [l’encre de Chine]. Et il a adoré ça. Certains de ses poèmes, dans cette exposition, sont faits avec cette encre de Chine. » 

«[Les Chinois] sont les grands inventeurs du crayon et de l’encre. Picasso avait une grande collection de [ces] instruments. Il savait qu’avec ces instruments, il était capable de dessiner, écrire ou peindre autre chose, qu’avec les techniques occidentales. » conclue Lebroro.


Découvrez l'interview complète de José Lebrero Stals pour le Daily China :
 



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