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Une exposition pour se mettre “Dans la peau d’un auteur jeunesse”

Antoine Oury - 28.04.2017

Culture, Arts et Lettres - Expositions - auteur jeunesse - exposition jeunesse - La Charte jeunesse


Lors du dernier Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse avait déployé une nouvelle campagne pour mettre en avant et avertir sur les revenus toujours très bas des auteurs de livres pour la jeunesse. Accueillie à Lyon, Sucé-sur-Erdre, Montmagny et Villeurbanne, l’exposition revient à Montreuil, à la bibliothèque Robert-Desnos, jusqu'au 28 mai.

 



L'exposition propose de découvrir les portraits des vingt auteurs et illustrateurs jeunesse qui se sont prêtés au jeu de la mise en scène pour parler de leur réalité sociale : Dorothée de Monfreid, Olivier Philipponneau, Valentine Goby, Marion Billet, Roland Garrigue, Marc Boutavant, Joëlle Jolivet, Marc Lizano, Magali Le Huche, Séverine Vidal, Marcelino Truong, Gilles Bachelet, Sara, Fred Bernard, Karim Ressouni-Demigneux, Yaël Hassan, Sylvaine Jaoui, Anne-Sophie Baumann, Marie Pavlenko et Hervé Mestron.

 

Carole Trébor, présidente de la Charte, est invitée le jeudi 4 mai à la bibliothèque pour raconter la genèse de cette exposition photographique, l’occasion aussi de rappeler la fragile situation sociale des auteurs jeunesse en France.

 

Les photographies, signées Laura Stevens, abordent de manière plus légère la question de la survie économique et sociale des auteurs, alors que les revenus de leurs publications ont tendance à diminuer tandis que le coût de la vie, lui, tend plutôt vers l'inflation. 

 

En moyenne, les taux de droits d'auteur ne dépassent que rarement les 6 %, contre 10 %, en moyenne, pour la littérature générale. Bien entendu, les situations varient selon les éditeurs.




 

« Martin Page avait partagé une photo de son quotidien de père, en précisant que cela faisait aussi partie de la vie de l'auteur, et Antoine Dole, il y a environ un an, nous avait proposé une campagne autour du nombre de livres à vendre pour s'acheter des objets courants : en réunissant les deux idées, la campagne est née, avec ce côté décalé apporté par des photographies professionnelles », nous avait expliqué Carole Trébor, présidente de la Charte, sur cette campagne de communication originale.

 

« On parle de nos livres, de notre talent, de notre art, ce qui est évidemment appréciable, mais dès que l'on évoque notre situation sociale, nous faisons face à un silence et à un déni hallucinants », indiquait encore Carole Trébor.