Une phrase de 10 kilomètres prévue pour 2015 à Mons

Louis Mallié - 24.04.2014

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Mons - Poésie - Rimbaud


Pour sa nomination comme Capitale Européene de la culture 2015, la ville de Mons se verra ornée d'une gigantesque phrase de 10 kilomètres, indique un communiqué de presse. Un travail de 52 semaines, qui s'étendra de décembre 2014 à décembre 2015, réunissant notamment les textes des nombreux auteurs liés à la ville. 

 

 

 

 

 

Ainsi, la phrase « répond à la nécessité d'inviter aujourd'hui la littérature hors de la littérature, et au désir de rendre à la ville ces mots qui sont les siens, et de jouer avec elle », explique Karelle Ménine, qui composera le texte. Ce dernier sera formé de tous les genres littéraires possibles, avec une petite prédilection pour la poésie.

 

Ce qui ne l'empêchera donc pas de mêler aussi récits personnels des habitants, pages de journaux intimes, le tout alternant entre le français, l'allemand, le russe, et le patois montois.  Réalisée grâce à des pochoirs, la phrase sera peinte sur les murs et les trottoirs, et se recoupera, formant ainsi une immense structure cyclique.

 

 

 

 

« La littérature a, à Mons, une histoire particulière. Une histoire poétique particulière », raconte le communiqué de presse. En effet, la ville a vu, au cours du siècle dernier de nombreux artistes défiler entre ses murs. Ainsi le poète belge Fernand Demoustier, plus connu sous le nom de Fernand Dumont qui avait changé son nom par amour pour sa ville natale… Avec Achille Chavée, il est l'un des fondateurs du groupe surréaliste belge « Rupture ».

 

C'est aussi là-bas que Verlaine passât son séjour en prison après avoir tiré sur Rimbaud, et que le poète flamand Emile Verhaeren, reçût à quelques kilomètres de la ville, à son domicile, Stefan Zweig, André Gide, Maurice Maeterlinck, Stéphane Mallarmé, ou Rainer Maria Rilke...

 

À partir de la mi-décembre, les habitants pourront donc quotidiennement voir un segment de mots s'ajouter à un autre, tel « le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve »... Qui le dit déjà ?