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UNESCO : Le livre demain : le futur de l'écrit, à Milan

- 18.04.2011

Culture, Arts et Lettres - Salons - demain - livre - unesco


L'UNESCO présentait ce matin le deuxième forum mondial sur la culture et les industries culturelles, avec pour thématique, Le livre demain : le futur de l'écrit. Pour sa 2e édition, qui se déroulera à la Villa Reale di Monza, Lombardia, non loin de Milan, l'UNESCO se décide à poursuivre et affirmer son engagement « en faveur de la promotion du livre et de la lecture ».

Du 6 au 8 juin, trois journées dédiées au livre, avec près de 200 spécialistes originaires de partout dans le monde, pour discuter de ces problématiques, où cette rencontre agira comme « une plateforme d’échange et de rencontres ». « Il s’agit de démontrer le potentiel et le dynamisme du secteur culturel qui ne se mesure pas seulement en termes de pourcentage de PIB, mais aussi par son influence sur les capacités de transformation des sociétés. »


Mme del Corral, directrice de la bibliothèque nationale d'Espagne, expliquait ainsi que nous nous trouvons à la croisée des chemins, avec d'un côté l'essor constant du livre numérique, et de l'autre, les problématiques de droit d'auteur, de productions de diffusion. Si l'on doit reconnaître au numérique de faciliter les échanges, il ne faut pas non plus négliger les impacts sur l'ensemble de la chaîne du livre.

Citée par l'AFP, elle ajoute : « L'UNESCO peut avoir un rôle d'encadrement sur le plan juridique et encourager par exemple le rapprochement entre public et privé pour la protection du patrimoine numérique. »

Garantir un avenir

C'est qu'en parallèle, et comme une amorce à ces rencontres, se déroulera le 23 avril, la journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Une journée symbolique, ô combien. Car « une chose est certaine : les technologies numériques sont là pour rester. Ce monde nouveau vient secouer tous les métiers et les modèles économiques qui doivent être réinventés, ou du moins revisités », note Mme Milagros del Corral, présidente de cette manifestation.

Bruno Racine, président de la BnF, souligne toute l'importance, justement de la conservation des données et des oeuvres. « C'est possible sur le plan technique, mais c'est un processus très coûteux, plus coûteux que la numérisation elle-même, et une source de préoccupation pour les bibliothèques nationales. Il arrive même, paradoxalement, que nous fassions une sortie papier pour plus de sûreté. »

Selon Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO : « Le marché mondial du livre est frappé de plein fouet par l’émergence des livres électroniques et des contenus à télécharger. Le phénomène transforme le secteur ainsi que les métiers de l’édition, affecte les auteurs et les lecteurs. (…) Il est de la responsabilité de l’UNESCO d’étudier toutes les conséquences de cette évolution et d’en tirer tout le bénéfice possible. (…) Notre rôle consiste à offrir un cadre au débat et à agir comme médiateur du savoir pour l’exploration des anciennes et nouvelles idées. »

On pourra intégralement suivre tous les messages publiés en passant par Twitter, notamment via @unescoNOW ou avec le mot clef #booktomorrow.

Ou obtenir plus d'information sur le site officiel.