Violent, attendu : Hunger Games, future star des cinémas

Clément Solym - 20.03.2012

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Hunger games - cinéma - adaptation


Les années 2000 auront connu les succès de la saga Twilight et avant, d'Harry Potter. Mais le prochain gros succès, incontestablement, passera par Hunger Games, la trilogie de Suzanne Collins, dont l'adaptation en film portera de nouveaux espoirs. C'est qu'à la suite de la réussite en librairie, celle des grands écrans et salles noires est très attendue. 

 

Durant plus de 180 semaines, le premier opus avait séjourné dans la liste des bestsellers du New York Times, chose que même Twilight n'était pas parvenu à accomplir. Et à partir du 21 mars, les écrans seront envahis. Avec les 90 millions $ que Lionsgate a investis dans le projet, on attend des répercussions fortes. Voire tonitruantes. 

 

C'est que la trilogie a fait rage : cette histoire des 24 adolescents sélectionnés pour concourir à un jeu télévisuel, dans des États-Unis futuristes et tyranniquement dirigés, avait de quoi plaire. Une forme de Running man, mais en plus sanglant encore, et plus violent. Le regard du spectateur ne peut échapper à aucune des séquences, retransmises en permanence. 

 

Or, à la grande différence d'un Harry Potter, ou d'un Twilight, la réalité de Hunger Games s'ancre avant tout dans cette vision de la télé-réalité, phénomène social désormais si implanté. Et le message, outre qu'il s'appuie sur une vision extrapolée de ce genre de divertissement est simple : voilà où l'humanité aboutira, si elle perd le contact avec ce qu'elle peut être intrinsèquement. 

 

Le script avait évidemment séduit, et comme les livres ne laissaient pas indifférents, avec plus de 26 millions de titres vendus à travers 40 pays dans le monde, difficile de négliger une telle attraction. En outre, Collins était devenue la 6e auteure à dépasser le cap du million de livres numériques vendus depuis la plateforme d'Amazon, et son environnement Kindle. 

 

Reste que cette violence omniprésente choque. Depuis septembre 2008, date à laquelle le premier opus débarque dans les librairies américaines, l'histoire de ces enfants contraints de se battre jusqu'à la mort pour survivre paraissait trop innommable pour être supportée. Au parent de juger ? Peut-être pas. 

 

Finalement, les messages d'amour que véhiculait Twilight, et de tolérance, sont devenus avec le temps des symboles. Dans Harry Potter, la saga présente une adolescence, et tout un parcours initiatique : amitié, rivalité, conflits, au sein d'une école de sorciers... voilà qui avait également de quoi conquérir les jeunes coeurs. Et les fidéliser. Pour Hunger Games, la méthode est la même : cette violence décrite, c'est avant tout celle que l'on retrouve dans une société américaine, où la télévision flirte régulièrement avec les limites. 

 

Cependant, le film doit obéir aux règles : déconseillée aux publics trop jeunes, cette adaptation nécessiter d'avoir le coeur un peu accroché - et une grosse dose de recul. Mais dans tous les cas, Lionsgate compte bien porter cette trilogie au pinacle des réussites, et au sommet du box-office. Les fans sont avertis, et le script pour le deuxième volume déjà écrit. (via SMH)

 

 

 

 

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