Auteur jeunesse : toute la vérité sur le mensonge, les fables en moins

Victor De Sepausy - 20.11.2019

Edition - auteur jeunesse - salon livre Montreuil - charte illustrateurs jeunesse


Coutumière des coups d’éclat, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse profite du salon de Montreuil pour monter une nouvelle campagne. « Auteur·rices et Illustrateur·rices jeunesse, fable et vérité », ce sera le slogan de l’édition 2019. Et toujours, avec le sens de la formule, celui de l’image-choc. Des images, même…


© Illustration Amélie Graux pour la Charte


Il y a trois ans, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse a produit une campagne d’affiches nommée Dans la peau d’un auteur jeunesse, pour alerter le grand public sur la réalité du métier d’auteur·rice et d’illustrateur·rice jeunesse. Deux webséries ont suivi : Dans la peau d’un auteur jeunesse et On a sauvé le livre.
 

Pour combattre les idées reçues sur nos métiers, nous vous présentons cette année, l’exposition Auteur·rices et illustrateur·rices jeunesse, fable et vérité. Réalisée par dix illustrateurs et illustratrices de talent, cette campagne décortique, avec humour et réalisme, les mythes sur le métier d’auteur·rice et d’illustrateur·rice.
 

L’objectif est, encore et toujours, de débattre et d’ouvrir le dialogue avec les lecteur·rices et avec les partenaires de la chaîne du livre.

 

L’auteur·rice jeunesse, cigale ou fourmi ?


Beaucoup vous répondront cigale ! Oisive, souvent paresseuse, vivant bien de son succès, car son talent lui rapporte de gros sous, voyageuse, sirotant un rhum le nez au vent. Et honte sur elle, si elle ose demander plus !

En réalité, les auteurs et les autrices jeunesse sont des fourmis.
 

Desservi·es par cette fable qui leur colle à la peau, les auteurs et les autrices jeunesse sont trop souvent déconsidéré·es. Leur temps de travail n’est pas rémunéré, leur savoir-faire peu valorisé alors qu’ils et elles produisent la quasi-totalité de la valeur ajoutée d’une industrie qui emploie plus de 80 000 personnes.

Ainsi, 41 % d’entre elles et eux travaillent plus que les 35 heures légales, pour des rémunérations inférieures au SMIC.
 

Et si, par malheur, ils ou elles tombent malades ? Les organismes sociaux sont souvent incapables de répondre à leurs demandes et ne fournissent pas les prestations pour lesquelles les auteurs et les autrices cotisent.

En 2019, la Charte a donc décidé de faire appel à des illustrateurs et des illustratrices jeunesse pour emmener le grand public à la découverte des injustices de leur quotidien.

Car leur précarité est loin d’être une fable.
 

Du 27 novembre au 2 décembre, une exposition se tiendra au Salon du livre jeunesse de Montreuil, accompagné d’une brochure distribuée spécialement pour l’occasion. On pourra alors y retrouver les illustrations de Benjamin Adam, Gilles Bachelet, Sandrine Bonini, Benjamin Chaud, Clothilde Delacroix, Magali Le Huche, Roland Garrigue, Amélie Graux, Catherine Meurisse et Dorothée de Monfreid.


En outre, ces dessins seront quotidiennement diffusés sur les réseaux sociaux, pour amplifier le volume… Gare aux décibels…




Commentaires
Et, soucieuse de justice autant que de cohérence, la Charte a payé les illustratrices et -teurs au prix du marché et leur a proposé des contrats incluant la cession de droits pour un usage massif sur réseaux sociaux, n'est-ce pas ?
Je n'osais pas poser la question de peur d'être traité de troll. Et vous oubliez de dire que les dessins ne sont pas diffusés uniquement par la Charte mais aussi par les auteurs sur leurs propres réseaux et autres;ce qui devraient aussi donner lieu à rémunération. A moins que les images soient libres de droits mais ça ne change pas le fond du problème. Les auteurs de ses illustrations sont-ils rémunérés par tous ceux et celles qui les diffusent, telle est la question ? Si quelqu'un le sait ...
Hum ! Et pour ceux qui ne vont pas plus au Salon du livre jeunesse de Montreuil qu'ils ne sont sur les réseaux sociaux, pas d'accès possible à ces intéressants dessins ?
Voir l'article, c'est une (bonne) chose. Savoir que La Charte paie ses illustrateurs-trices, c'est bien le moins, mais ça ne donne pas pour autant accès aux dessins quand on se garde comme de la peste des réseaux sociaux...
Déjà fait un commentaire. Je suis pour cette charte. Il est indispensable de revaloriser cette profession et de payer les illustrateurs et trucs à ainsi que les auteurs à leur juste valeur et au temps passé sur leur travail de création.
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