Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Cet été, envoyez des Livrets Cartes Postales Jeunesse !

Fred Ricou - 05.07.2013

Edition - carte postale - histoire - d'un noir si bleu


« Tu m'écriras ? »
Bon, c'est vrai que cette question, posée juste avant les vacances, était un peu plus à mode quand les réseaux sociaux n'avaient pas encore pointé le bout de leur nez…

 

La carte postale n'est pas encore tout à fait finie puisque chaque année, même si la chute est estimée à 70% en dix ans, ce sont 600 millions d'unités qui sont envoyées et reçues par Papy, Mamie, Tonton et les copains…

 


Avec cela, plusieurs idées ont germé dans différentes têtes, dont celle de l'éditeur Pascal Arnaud, des Éditions D'un Noir si Bleu. Produisant en un premier temps des Livrets Carte-Postales pour adultes, l'idée d'en faire pour la jeunesse est rapidement devenue une évidence.

 

« L'idée d'en faire pour la jeunesse m'est venue sur les salons, les personnes qui passaient me disaient que c'était une bonne idée, mais c'était dommage que je n'en fasse pas pour les enfants ».

 

 

Plusieurs auteurs dont la célébrissime Gudule ont été invités à participer à l'aventure avec tout d'abord un appel à texte.  Les illustrations, quant à elles, sont dues aux douze étudiants en illustration de l'école Estienne.

 

« J'ai douze textes sous le coude, on fait une première sortie de six, pour voir comment ça fonctionne  et après les suivants se feront à la fin de l'année ou début de l'année prochaine. On peut les trouver en librairie facilement, mais comme c'est un objet un peu spécial les libraires ne savent pas forcément si c'est du livre ou de la carterie ».   

 

Nous avons rencontré l'une des auteures de cette nouvelle petite collection, Eloïse Lièvre pour son joli conte : Le Chevalier sans ouvre-boite.

 

Comment faire quand on est le chevalier Ronceval d'Occidragonne, qu'on se retrouve coincé dans son armure et qu'on n'a pas d'ouvre-boîte ? Eh bien, on suit les recommandations du grimoire des embrouilles chevaleresques et on se cherche une épouse. Mais pas n'importe laquelle : celle qui réussira à nous délivrer.
S'organise alors la ronde des prétendantes, qui se présentent, munies de tous les ustensiles possibles et imaginables. Rien n'y fait. Heureusement pour le chevalier toujours coincé, une dernière candidate arrive...

 

« C'est « envoyé une histoire » plutôt que d'écrire un petit mot… bon, on peut écrire un mot, aussi. C'est autant un livre à lire qu'à écrire. On peut commenter le livre, on peut écrire un mot qui n'a rien à voir, on peut avoir envie d'écrire un Haïku sur la carte postale pour accompagner… »

 

 

Le format n'est pas très grand, à peine dix pages, les illustrations prennent aussi de la place, on peut se poser la question des contraintes pour un auteur : « Les contraintes sont des contraintes de taille, mais finalement elles sont assez semblables quand on écrit en revue pour les enfants. »

 

« En ce qui concerne l'histoire, Le Chevalier sans ouvre-boite, c'était une histoire que j'avais écrite au départ pour la revue Bonbek, il y a deux-trois ans, elle était  juste commencée. Elle démarre de manière humoristique, mais j'ai eu envie de la faire changer de voie. »

 

Une excellente idée, donc, pour ces deux mois de vacances. Envoyez vos livrets cartes postales aux personnes que vous aimez. C'est quand même plus sympa qu'un mail !

 

 



Les histoires sans fin