Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

« In Love », une libre adaptation des classiques de la littérature amoureuse

Fred Ricou - 25.03.2015

Edition - adaptation - classique - littérature


L'actualité nous pousse à chanter :

 

« Parlez-moi d' amour
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n'est pas las de l'entendre »

 

Et c'est vrai que la période n'est pas facile et qu'un peu d'amour ne peut nous faire que du bien.

 

Depuis moins de 10 ans, la « romance » n'est plus siglée que Harlequin et cartonne en librairie, les romans sont plus ou moins les mêmes qu'avant, mais les lectrices (oui, ce sont le plus souvent des lectrices, même si l'on sait qu'il y a quand même un petit pourcentage de lecteur…) peuvent lire plusieurs romans aux titres évocateurs, comme Attirance et confusion ; Pour un tweet avec toi ; Un cowboy à l'horizon ; ou encore Si je t'aime, prends garde à toi, sans se cacher, de peur d'un jugement désagréable.

 

Cette littérature est-elle la seule à parler d'amour ? Quand on voit cette profusion en librairie, on en a un peu l'impression. Heureusement les éditions Rageot ont décidé de rappeler que l'on peut parler d'amour sans forcément s'appeler « Romance » et que l'on peut faire une littérature populaire – au bon sens du terme – en s'appuyant sur les grands classiques de la littérature.

 

« In Love » est une collection qui commence par trois belles références : La dame aux camélias, Bérénice et Les Hauts de Hurlevents. Charlotte Bousquet, Fabien Clavel et Camille Brissot se sont servis de cette matière première pour en sortir trois titres : Ce feu qui me consume, Le choix de Bérénice et Le vent te prendra. Les lecteurs, dés 14 ans, vont adorer !

 

{CARROUSEL}

 

Pour mieux comprendre les auteurs qui participent à cette aventure, nous sommes allés à la rencontre de Charlotte Bousquet dont nous apprécions le travail :

 

Pourquoi avez-vous accepté de figurer dans cette collection ?

Parce que je trouve l'idée fabuleuse, enthousiasmante, limite obsédante. « De quelle histoire ai-je envie de partir ? Et comment? » rien que cette question donne le vertige. Il y en a tellement ! Ça m'a rendu boulimique de relectures - et de lectures aussi! Je me suis baladée partout avec un carnet (illisible) à idées. « Et si?... » (et je n'en suis toujours pas sortie, je travaille sur le deuxième...) Quand un éditeur te propose un projet aussi excitant, tu ne peux ni ne veux refuser !!!

 

Comment et pourquoi avez-vous choisi La Dame aux Camélias comme texte de référence pour construire Ce feu qui me consume ?

À la base, je connais plus La Traviata, l'opéra de Verdi inspiré du roman. J'ai lu La Dame aux camélias dans le train, en prenant des notes comme une hystérique et en pleurant. Je me suis dit que si ce texte me mettait dans un état pareil, c'est que c'était le bon !

 

Twilight a donné envie à plusieurs lecteurs et lectrices de se plonger dans Les Hauts de Hurlevents. Est-ce que c'est également la volonté de cette collection que de faire découvrir les classiques ?

L'idée de la collection, c'est de proposer de découvrir ou redécouvrir autrement les classiques - à travers de belles histoires d'amour, bien sûr. Vengeance, passion, jalousie, quête d'identité, mariage forcé, ambition, etc. Les thèmes de ces romans / pièces de théâtre sont très contemporains. In love permet à mon sens, d'en montrer ces facettes, toujours de façon subjective, et de donner l'envie aux lecteurs de découvrir ou redécouvrir les textes dont ils sont inspirés (avec ce que cela a d'épidermique : « moi, j'aurais pas vu ça comme ça ! » « mais pourquoi avoir privilégié cet aspect et non celui-ci ? » Ça va être drôle…).

 

Allez, vous pouvez le dire, en fait vous vous êtes inspiré de notre canular de 1er avril de l'an dernier ? (Si vous êtes passé à côté...)
Ça, c'était vraiment LA coïncidence géniale : on avait terminé et rendu nos romans, l'équipe de Rageot réfléchissait à la collection (packaging, marketing, etc.) - et paf ! Ton canular...

 



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