Papier Plein : Les murs de Castorama ont des oreilles et racontent des histoires

Clément Solym - 30.05.2017

Edition - papier peint castorama - objects connectés chambre - Papier Plein Hstoires


Parce que le sourire d’un enfant n’a pas de prix, mais que pour acheter tout le reste il vaut mieux une carte bleue... Castorama se fait conteur. L’enseigne favorite des bricoleurs du week-end, et des jeunes couples qui viennent d’emménager propose... du papier peint qui raconte des histoires. Si, si...

 


 

Soulignant combien il importe de pouvoir raconter des histoires à sa progéniture, avant qu’elle ne s’endorme, Castorama propose donc « le premier papier peint qui a le pouvoir de raconter des histoires ». Et manifestement, ceci n’est pas une offre du 1er avril.

 

Le produit s’appelle Papier Plein d’Histoires – ça ne s’invente pas... – et promet qu’il donne accès à « d’innombrables aventures ». Comment serait-ce dieu possible, se demandent alors les parents palpitants ? Facile.

 

« Grâce à une application dédiée, il suffit de scanner avec une tablette ou un smartphone l’un des 10 personnages pour écouter son histoire. Mieux, en scannant deux personnages, on peut découvrir leurs aventures communes ! Le robot, la princesse qui n’aimait pas les robes, le rhino joggeur, le chat marin et tous leurs amis vous attendent pour des histoires pleines d’humour et d’émotions. »

 

L’application est disponible pour iOS et Android, et permet donc de scanner l’un des personnages que l’on retrouve dessus. En tout, 55 histoires sont proposées, pour des enfants à partir de 3 ans, toutes « pleines d’émotion, d’humour et de rebondissements ». 

 

Car on peut combiner les personnages, et laisser la magie opérer... Et un seul mot d’ordre : « Repoussez les murs de l’imagination. »

 

En avant les histoires !
 

Dans les faits, même pas besoin du Papier Plein : on peut directement télécharger des personnages – mais dans ce cas, on n’aura doit qu’à deux protagonistes dans un PDF : un superman et une princesse. Mettons que l’on n’avait pas envie de se rendre chez Casto, parce qu’à la rédaction on a tout ce qu’il faut....

 

Le PDF est téléchargé, on lance l’application, et voici donc que l’on scanne le personnage, identifié grâce à l’appareil photo de l’appareil. Super Léo est lancé et deux possibilités : Lire l’histoire tout seul (avec un casque, c’est mieux, elle fait du bruit) ou Écouter l’histoire (toujours avec un casque).

 

C’est la voix de Benoît Allemane, qui double celle du comédien américain Morgan Freeman, notamment, qui va lire l’ensemble du petit conte. Si l’on préfère lire par soi-même, l’application propose différentes petites interactions, comme autant de bruitages pour animer le récit – bruit de train, de skateboard, musique, etc. 

 

Ensuite, bon à savoir, si l’on veut tester les différents protagonistes, sans acheter le moindre rouleau de papier, il est possible de scanner directement les personnages à cette adresse.

 

 

 

Aucun crédit n’est apposé pour les histoires – ni auteur ni illustrateur – encore que ces dernières se résument à celles des personnages. Dans l’ensemble, c’est plutôt réussi, et la narration, sans prétention, est bonne : les histoires font sourire les adultes et pourront certainement captiver les enfants. Et ceux qui ne se sont jamais fait lire de livre de leur vie, ou n’en ont jamais lu. 

 

Ensuite, l’approche est bien contemporaine dans la veine des objets connectés – même en l’état du papier peint. C’est avec la société Graham & Brown que l’entreprise a travaillé pour réaliser ce papier peint, le tout orchestré par l’agence de communication TBWA Paris. 

 

Au-delà de l’innovation, certes intéressante, un véritable travail reste à faire au-delà des histoires, et surtout, pour ne pas verser dans un monde assez stéréotypé...




Les histoires sans fin