Que des filles dans le reboot de Sa Majesté des mouches : ultra contemporain

Cécile Mazin - 05.12.2017

Edition - majesté mouches film - enfants garçons filles - sauvagerie enfants machisme


Le roman de William Golding de 1954, Sa Majesté des mouches, Lord of The Flies, historiquement traduit par Lola Tranec, ne cesse d’attirer l’attention. L’histoire de cette bande de garçons fait actuellement l’objet d’une réécriture complète... où les enfants et préados sont remplacés... par des filles. Et ce sont deux hommes qui s’y collent. 



 

 

Sa Majesté des mouches est une histoire qui parle de la sauvagerie du machisme – thématique devenue ultra sensible depuis quelques semaines. Depuis cette île perdue dans l’océan Pacifique, les jeunes garçons vont finir par dévoiler la véritable nature de l’être humain, à travers une démonstration de sauvagerie.

 

Pour donner une nouvelle vie à l’œuvre, Warner Bros a validé un projet de reboot, évoqué début septembre, où les petits garçons sont remplacés par des petites filles. Scott McGehee et David Siegel cosignent le scénario.

 

Pas vraiment une nouveauté que l’adaptation au cinéma : le roman en a connu deux, en 1963 par Peter Brook et une autre, par Henry Hook, en 1990. Si la première fut saluée pour sa fidélité à l’œuvre originale, la seconde, en revanche, se fit tirer les oreilles pour avoir pris trop de latitudes. Jay Presson Allen, la scénariste qui avait réalisé cette deuxième mouture, n’avait pas vraiment plu...

 

Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte montagneuse, où poussent des arbres tropicaux et gîtent des animaux sauvages. L’aventure apparaît d’abord aux enfants comme de merveilleuses vacances. On peut se nourrir de fruits, se baigner, jouer à Robinson. 

Mais il faut s’organiser. Suivant les meilleures traditions des collèges anglais, on élit un chef. C’est Ralph, qui s’entoure de Porcinet, « l’intellectuel » un peu ridicule, et de Simon. 

Mais bientôt un rival de Ralph se porte à la tête d’une bande rivale, et la bagarre entre les deux bandes devient rapidement si grave que Simon et Porcinet sont tués. Ralph échappe de justesse, sauvé par l’arrivée des adultes. 

 

 

Pas vraiment très bavard jusqu’à présent, l’un des deux auteurs a assuré dernièrement qu’ils cherchaient « à produire une adaptation très fidèle, mais contemporaine du livre. Mais notre idée, c’est de le faire avec des filles plutôt qu’avec des garçons ».

 

Sa Majesté des Mouches de nouveau au cinéma,
mais avec des filles

 

Et d’ajouter : « C’est une histoire intemporelle, particulièrement pertinente aujourd’hui, avec des conflits sociétaux et de l’agressivité, et c’est l’idée que les enfants forment une société et reproduisent le comportement qu’ils ont vu chez les adultes, avant qu’ils ne soient abandonnés. »

 

 

William Golding, trad. Lola Tranec – Sa Majesté des Mouches – Editions Belin – 9782701148724 – 6,50 €

via HP



Les histoires sans fin