Robert Muchamore s'excuse pour ses propos anti-lesbienne

Fred Ricou - 18.02.2015

Edition - Robert Muchamore - Homosexualité - insulte


Mais qu'à t'il prit à Robert Muchamore, l'auteur anglais de la série à succès Cherub, de se lancer dans une violente diatribe anti-lesbienne sur son mur Facebook ?

 

Alors que l'auteur se rendait voir l'adaptation du roman Cinquante nuances de Grey, Robert Muchamore a été choqué de voir un groupe de femme, à l'entrée du cinéma, crier que les hommes étaient tous des « violeurs » à ceux qui y entraient. Courageux comme pas deux, Muchamore s'est saisi de son clavier quand il est rentré chez lui et furieux s'est mis à délirer sur ces « femmes laides aux cheveux court qui sont, je suppose, lesbiennes, et qui n'ont pas vu un pénis depuis bien longtemps ».

 

(c) Les Histoires Sans Fin

 

Beaucoup de personnes ont été choquées dont le comédien anglais Dom Joly qui a prévu de retirer de sa liste de cadeaux pour ses enfants les livres de Muchamore. Également la réaction de l'écrivain jeunesse James Dawson (qui sortira en France un guide aux éditions Milan, Boys : no panic*, sur les questions personnelles que se posent beaucoup d'ado et de préado) : « Je suis déçu de voir que Robert Muchamore, un modèle pour beaucoup de jeunes, utilise un langage homophobe sur son Facebook public »

Après cette remarque tout en finesse, l'auteur anglais s'est excusé en disant qu'il s'était rapidement énervé, qu'il n'avait pas supporté ces femmes qui lui criaient dessus des horreurs et qu'il ne les pardonnait pas. Il est revenu sur son commentaire « stupide » qui avait pu blesser plusieurs de ses fans. Il a décidé, pour se blanchir, d'offrir 10 000 livres sterling (13 588 euros) à des associations qui luttent contre l'homophobie.

 

C'est un vrai faux pas de l'auteur qui tombe plutôt mal dans l'actualité littéraire. Julie Maroh, l'auteur du roman graphique Le Bleu est une couleur chaude (dont Abdelatif Kechiche s'est inspiré pour réaliser La vie d'Adèle au cinéma) a dénoncé sur son blog, le 11 février dernier, la censure et les menaces que subissait la poétesse Sepideh Jodeyri en Iran pour avoir traduit son histoire d'amour homosexuelle en iranien. 

 

Rappelons qu'en Iran, l'homosexualité est passible de peine de mort et sa mention est même prohibée…

 

*parution prévue le 8 avril 2015



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