Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Les voeux du Centre National du Livre : "Lire, c'est ne jamais être seul."

Fred Ricou - 25.01.2016

Evènement - voeux - cnl - lecture


C'est en commençant par parler du bonheur que Vincent Monadé, le président du Centre National du Livre, a ouvert ses vœux aux professionnels du livre. Les bonheurs simples, boire un verre en terrasse, retrouver des amis, mais également « travailler dans et pour le livre ».

 

Vincent Monadé a rappelé ce qu'était le C.N.L depuis 70 ans en s'engageant devant toute la chaîne du livre, auteurs, éditeurs, libraires, et mêmes organisateurs de manifestations littéraires : « Nous sommes la maison commune, maillon indispensable de la chaîne du livre, un acteur majeur de la diversité culturelle, du maintien dans notre pays d'une création exigeante, difficile et économiquement viable. »

 

Photo Actualitté / L.H.S.F

 

Le président du C.N.L a bien entendu, dans son discours, parlé de littérature jeunesse et de lecture :

« Parce que nous n'avons pas encore gagné le combat pour la lecture, même si les chiffres de cette année nous incitent à l'optimisme, 2016 verra la deuxième édition de Lire en short (n.d.l.r : du 20 au 31 juillet 2016) plus forte, plus réussie, plus riche d'évènements et d'idées.


Avec cette fête, avec ces dates, contre certains, nous avons su sortir de Paris, d'une vision élitiste du monde qui ne fonctionne plus, et regarder ce qui se passe dans les territoires et qui est magnifique. Nous avons inventé. On juge mieux de la France quand on la parcourt, quand on la sillonne, quand on l'aime. 

Avec Sylvie Vassallo et ses équipes, nous avons créé une fête qui s'adresse aux enfants, à tous les enfants, à ceux qui ont des bibliothèques familiales comme à ceux qui n'en ont pas. Ce que nous avons réussi, personne ne l'avait même tenté.


2016 sera plus belle encore, grâce à nos partenaires qui, dans les villes et les villages, dans les entreprises, dans les maisons d'édition, dans les librairies et les médiathèques, s'engagent à nos côtés et aux côtés des auteurs.


Je n'oublie pas que Fleur Pellerin a cité
Lire en short comme une priorité après les événements tragiques de novembre, comme une réponse au déterminisme social. Cela nous engage. »

 

Vincent Monadé a ainsi terminé son discours  « les seuls moments où je n'ai pas eu peur pour mes enfants, les seuls moments où je n'ai pas été infiniment triste […] les livres me les ont offerts.
Lire, c'est trouver la force, chez d'autres, d'avancer encore. Lire, c'est avoir des amis indéfectibles qui ont pour la plupart le bon goût d'être morts. Lire, c'est ne jamais être seul. Lire, c'est continuer.
[…]
Nous sommes debout. Nous ne savons pas nous tenir autrement que debout, fiers et libres, républicains et laïcs. Nous sommes Français. »



Les histoires sans fin