S.L.P.J 2015, un bilan « très satisfaisant »

Fred Ricou - 08.12.2015

Evènement - slpj - montreuil - bilan


Malgré tout et indifféremment de ce que l'on pouvait attendre, le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Seine Saint-Denis a été une belle réussite du 2 au 7 décembre.

Alors que l'an dernier le salon clôturait à 160.000 visiteurs, cette année c'est 139.000 amateurs de littérature jeunesse qui se sont rendus à la Halle Marcel Dufriche de Montreuil. C'est effectivement moins, mais avec ces dernières semaines très particulières dues aux attentats du 13 novembre, Sylvie Vassallo dresse un constat « très satisfaisant » : « Nous avons réussi à faire un salon dans des conditions de sérénité, ce qui était important pour nous, pour le public et pour les professionnels qui font ce salon, aussi bien les éditeurs que les libraires que les standistes. Ce n'était pas évident de créer un événement populaire avec du monde et des enfants dans ces conditions-là. […] Nous avons mis en place l'ensemble des mesures qui permettaient que l'on se sente bien. »

 

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse (SLPJ) - Montreuil


Quatre éditeurs, P.K.J, Larousse, Naïve et XO, ont fait le choix au dernier moment, de ne pas venir s'installer dans les allées du salon. « Nous nous sommes tous interrogés, ce n'est pas forcément évident pour tout le monde. […] Au-delà des éditeurs qui ne sont pas venus, il y a des éditeurs qui se sont posé des questions… Il y a eu pas mal de débats entre nous. »

Avec l'interdiction des scolaires qui s'est prolongé jusqu'au mardi soir vers 23h00,  c'est un peu plus de 20 000 jeunes dans des groupes scolaires qui n'ont pas pu se rendre au salon. Même si l'on a pu voir les premiers groupes le jeudi (particulièrement des centres sociaux et autres associations familiales qui n'étaient pas sous le coup de l'interdiction), arriver tout doucement dans l'après-midi, l'organisation du salon en conclue qu'elle était parvenu à en « sauver » entre 7000 et 8000.

Le Centre de Promotion du Livre Jeunesse (qui s'occupe de l'organisation du salon) a également acheté des livres sur les stands des éditeurs présents et ainsi envoyer dans toute la Seine Saint-Denis des livres aux enfants qui n'avaient pas pu se rendre sur place.



Beaucoup de rencontres prévues au S.L.P.J se sont également délocalisées. Ainsi, à l'instar des salons du livre dans les régions de France, les auteurs se sont rendus dans différentes classes pour parler de leur travail et il est possible que ces chamboulements aient donné des idées pour les prochaines éditions : « Dans l'urgence, on a inventé trois-quatre choses qui vont être intéressantes en terme de débat d'équipe. [Les rencontres dans les classes] c'est intéressant, mais ça demande une logistique très particulière et comme nous sommes très attentifs à la qualité de l'accueil et l'on ne peut pas la faire à l'échelle de ce que l'on fait au salon ! D'autre part c'est intéressant pour les enfants de rencontrer les auteurs dans l'énergie du salon, ça donne autre chose. Donc il faudra que l'on y réfléchisse… »



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