Résidence en Espagne : mieux qu'un château, tout un apprentissage

Association Effervescence - 19.08.2015

Interview - Espagne création - résidence auteur - Andalousie vacances


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l’association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du master Édition et Audiovisuel de Paris-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du master et de l’association.

 

 

 

Cette semaine, nous rencontrons une étudiante de la section audiovisuelle, revenue d’un séjour à la résidence de création alRaso, en Espagne, et qui nous raconte son expérience. 

 

Quel est le principe de cette résidence ? 

 

J’ai eu la chance de participer à la résidence alRaso 2015 grâce à un partenariat entre cet établissement et l’université Paris-Sorbonne. Il s’agit de la quinzième édition du projet, qui réunit dix étudiants durant un mois. Elle est organisée par la faculté des Beaux-Arts de Grenade et est, à l’origine, plutôt orientée vers les arts plastiques. Mais elle s’est peu à peu ouverte à d’autres disciplines, comme la musique, la danse, l’écriture. Son but est de permettre aux étudiants de développer un travail artistique durant un mois dans un cadre privilégié. Nous étions logés, nourris et des locaux étaient mis à notre disposition pour participer à des ateliers et monter des projets individuels ou collectifs. C’est sa pluridisciplinarité et la possibilité de débuter un projet d’écriture scénaristique qui m’ont décidée à postuler.

 

Quelles sont les conditions d’accès ?

 

Pour candidater, il fallait présenter trois œuvres que nous avions déjà produites puis rédiger un manifeste artistique à partir de mots-clefs sur le thème de cette année : « (a) nexo », c’est-à-dire « lien ». Il fallait également imaginer un projet de « nouveau moyen de communication ». Pour les candidatures françaises, nous devions ensuite traduire en espagnol des extraits de ces travaux. La résidence se trouve à Restabal (Valle de Lecrin), un petit village près de Grenade, il fallait parler un minimum le castillan pour participer. Je suis donc partie du 1er juillet au 1er août.

 

Comment s’organisaient les sessions de travail ? 

 

Les premiers jours furent l’occasion de découvrir l’univers de chaque étudiant et les œuvres déjà produites. Chacun présentait ses projets au cours d’un moment d’échange. Par la suite, nous avons participé à plusieurs ateliers théoriques ou pratiques d’art brut, de photographie, de cinéma, de musique. Ces ateliers étaient menés par des intervenants, artistes ou théoriciens. En parallèle, chaque étudiant disposait de temps qu’il pouvait gérer comme il le souhaitait pour développer son projet.

 

Nous pouvions nous inspirer des pistes que nous avions évoquées dans nos dossiers de candidature pour participer à la bourse, mais si nous désirions partir sur d’autres idées, rien n’était fermé. À la fin du mois, un parcours dans différents espaces du village était organisé afin de présenter quelques photos du mois passé à la résidence et les travaux réalisés par les étudiants. Cette exposition était ouverte à tous, elle a attiré des habitants du village ainsi que des personnes de l’université de Grenade.

 

 

 

Peux-tu nous parler de ton projet ? Professionnellement et personnellement, que t’a apporté cette expérience ? 

 

Pour ma part, j’ai travaillé sur un séquencier que j’ai ensuite traduit. J’étais en tandem avec une étudiante espagnole qui a relu mon travail et m’a aidée pour la traduction. Cette résidence a été pour moi l’occasion de prendre du temps pour écrire et de découvrir une vision de l’art différente, d’en parler avec d’autres personnes qui ont une culture différente de la mienne. J’ai aussi fait de très belles rencontres, que ce soit des étudiants, des professeurs, des artistes, mais aussi des habitants du village. Enfin, ce séjour m’a aussi permis de pratiquer mon espagnol et de découvrir cette magnifique région qu’est l’Andalousie. Ce fut un mois très enrichissant d’un point de vue humain et artistique et je compte bien continuer le travail que j’y ai effectué pour achever mon scénario.

 

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À mardi prochain !