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Apprendre à être un "petit soldat" et un créateur de l'audiovisuel

Association Effervescence - 17.09.2013

Interview - Angelo Cianci - Master édition audiovisue - Sorbonne


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l'association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du Master Édition et Audiovisuel de Paris IV-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du Master et de l'association. Cette semaine, on continue notre cycle d'interviews avec celle d'Angelo Cianci, scénariste, réalisateur et nouveau responsable de l'option Audiovisuel.

 

 

Cette année, l'option Audiovisuel du Master 2 LMA va connaître un changement important, avec l'arrivée d'une nouvelle équipe pédagogique. C'est à Angelo Cianci, scénariste et réalisateur franco-italien, que Jean-Louis Jeannelle, le directeur de l'option, a demandé de recruter des professionnels de l'audiovisuel pour enseigner dans la formation. Angelo Cianci devient ainsi le responsable pédagogique du master, à la suite de la scénariste Claire Aziza. En cette période de rentrée, nous avons posé quelques questions au nouveau venu.

 

 

Pourriez-vous nous décrire brièvement votre parcours, afin que vos futurs élèves en sachent un peu plus sur vous ?

 

Mon parcours ressemble en partie au vôtre puisque j'ai également été étudiant en Lettres Modernes à Paris IV il y a quelques années… sauf que j'ai fait le choix d'interrompre mon cursus juste avant le M2 pour entrer plus vite dans le monde du travail. J'ai donc appris les bases pratiques de mon métier en “autodidacte" en multipliant les expériences su le terrain. Après avoir opéré sur divers films, clips et publicités (essentiellement comme assistant à la mise en scène), on m'a ensuite proposé de réaliser un premier court métrage, qui a connu un joli succès et en a entraîné un suivant, et encore un suivant… Il m'a fallu enfin des propositions de coécritures pour d'autres réalisateurs avant que je ne me sente la légitimité d'écrire seul des formats plus longs. 

 

 

Angelo Cianci

À quelques jours de la rentrée, quel est votre état d'esprit ? Quels sont les objectifs pédagogiques et professionnels que vous vous êtes fixés ? 

 

À titre personnel, je suis très excité à l'idée de revenir dans ce lieu où j'ai passé des années fantastiques en tant qu'étudiant.

Le premier objectif que je me suis fixé est d'amener les étudiants à maîtriser les deux facettes des métiers de l'audiovisuel, à savoir : d'un côté être capable de répondre aux diverses commandes du marché, mais aussi (et surtout) réussir à développer des projets personnels où ils affirmeront leur singularité. Bref d'être à la fois un « petit soldat » pour l'industrie en même temps qu'un créateur avec son univers propre !

 

 

Avez-vous opéré des changements dans le programme de la formation ? Lesquels et pourquoi ?

 

Tout d'abord avec Messieurs Jean-Louis Jeannelle et Bernard Vouilloux (ndlr : directeur de la formation) nous avons choisi de recentrer ce master sur les écritures audiovisuelles et numériques sous toutes leurs formes (il devrait d'ailleurs prochainement changer d'intitulé car son appellation actuelle n'est plus appropriée). 

Maintenant, s'il nous a semblé indispensable d'introduire certaines matières nouvelles dont les débouchés professionnels sont de plus en plus importants (transmédia, téléréalité…) d'autres enseignements – tels que la dramaturgie ou l'écriture documentaire par exemple – demeurent incontournables.

Enfin, nous avons souhaité accentuer le volet « rencontres », réclamé par de nombreux étudiants. Ainsi, nous avons d'ores et déjà programmé un grand nombre de « visites » de professionnels qui viendront parler de leurs métiers lors d'ateliers ou de tables rondes.

 

Vous avez dû recruter une équipe enseignante composée de professionnels. Qui s  ont ces futurs professeurs et comment les avez-vous convaincus d'accepter ce rôle ?

 

À mes côtés, il y a une équipe de douze personnes. Certaines étaient déjà présentes les années précédentes (Stéphanie Fromentin, Sarah Turoche), d'autres sont d'anciens étudiants du M2 devenus des scénaristes réputés (Cécile Berger, Florent Meyer) les autres sont tous des professionnels que j'ai choisi pour leurs compétences dans leur secteur respectif (Rémi Lainé en documentaire, Florent Maurin en transmédia, Delphine Coulin pour la mise en scène etc…) mais aussi pour leur désir de transmettre leur savoir-faire à de nouveaux entrants dans le métier.

Tous ont accepté de concevoir une pédagogie basée pour l'essentiel sur une mise en application pratique des connaissances. Tout comme moi ils pensent qu'il n'y a rien de tel que de mettre les mains dans le cambouis pour apprendre !

 

 

Chaque année, les étudiants de l'option Audiovisuel écrivent, réalisent et produisent un court métrage. Avez-vous pu prendre connaissance des travaux précédemment réalisés ?

 

Grâce au Service audiovisuel de Paris-Sorbonne, j'ai récupéré hier un plein disque dur avec les travaux de tous les étudiants… depuis ces vingt dernières années ! 

Autant dire que j'ai hâte de me préparer au plus vite une soirée pop-corn devant ma télévision pour découvrir tout ça…

 

 

Comme vous le savez, le Master 2 LMA propose une option Édition et une option Audiovisuel. Ce rapprochement des deux secteurs vous semble-t-il intéressant ?

 

Non seulement intéressant mais indispensable. Depuis mon arrivée dans l'équipe, Hélène Védrine (ndlr : responsable de l'option Édition) et moi-même réfléchissons à la manière dont nous allons créer des interconnexion entre les deux filières. Nous avons développé un certain nombre de pistes de travail (sujet de recherche identique pour les Editions et les Audiovisuels, mise en place de master-class communes, ateliers-passerelles d'une option à l'autre, partenariats pour l'organisation de tables rondes…) que nous allons expérimenter cette première année.

 

 

Nous ne pouvons que vous souhaiter une très bonne rentrée ! Et vous laisser le mot de la fin… :

 

Un mot de la fin ? Alors que nous avons à peine commencé notre travail ensemble ? Quelle drôle d'idée !