Éditions Akileos : “Aujourd'hui, il faut être un passionné pour faire de la BD”

Antoine Oury - 07.09.2018

Interview - éditions akileos - akileos bd - akileos Emmanuel Bouteille


Créée en 2003 par deux amis passionnés de BD mais, plus simplement, de livres, Emmanuel Bouteille et Richard Saint Martin, la maison d'édition Akileos a fêté ses 15 ans et un catalogue éclectique, partagé entre créations et traductions, auteurs français et étrangers. Nous avons rencontré Emmanuel Bouteille dans les locaux d'Akileos, à Talence, dans la banlieue de Bordeaux, pour faire le point.


Akileos, éditeur de bandes dessinées
(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


 

ActuaLitté : Quelles sont les origines d'Akileos ?

 

Emmanuel Bouteille : Avec mon associé, nous nous sommes rencontrés en stage chez Delcourt. Nous avons ensuite eu diverses expériences professionnelles en librairie : nous avons tous les deux travaillé à la Fnac, et il a travaillé pour ALaPage.com. De mon côté, j'ai eu un premier emploi dans l'édition chez Reporterre pendant deux ans. En fait, nous nous sommes retrouvés licenciés économiques tous les deux en même temps ! Nous avions déjà discuté de ce que nous ferions si nous étions éditeurs, ou si l'on travaillait chez un éditeur... Et, finalement, c'est un peu la conjonction des événements et des discussions qu'on pouvait avoir qui a fait que nous nous sommes lancés. Nous avons fait trois titres dès la première année.

 

Quelle est l'équipe derrière Akileos, et la logistique derrière la maison ?

 

Emmanuel Bouteille : Nous sommes quatre, au total, avec Richard Saint-Martin, nos deux salariés, Diane Le Cerf, éditrice et graphiste, et Mathieu Rioux, qui s'occupe de la communication. Nos livres sont diffusés par Delsol et distribués par Hachette depuis le 1er janvier. Historiquement, nous avions commencé avec Diff'Edit, devenu Volumen et racheté par Interforum, mais nous avons changé depuis le début d'année. Delsol nous a sollicités et cette opportunité s'est présentée à un moment particulier, notre 15e anniversaire. Nous avons eu envie de tenter l'aventure. Delsol est un important acteur de la BD et, puisqu'ils sont en partenariat assez étroit avec Hachette, ils nous ont suggéré de changer de distributeur par la même occasion.

 

À quel niveau s'élèvent les tirages moyens ?

 

Emmanuel Bouteille : Nous commençons à 2000, car nous ne pouvons pas démarrer avec un énorme tirage. De toute façon, même sur des séries qui marchent, les libraires ne prennent que de quoi tenir quelques semaines. Et même chez les gros éditeurs, on imprime de plus en plus serré, dans une simple logique de stockage.


Akileos

Emmanuel Bouteille et Diane Le Cerf (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


 

Comment s'est déroulé le travail autour des premiers titres ?

 

Emmanuel Bouteille : Je connaissais quelques auteurs grâce à mon travail précédent chez un éditeur, et nous avons directement commencé avec de l'achat de droit. Ainsi, notre premier petit succès a été Whiteout, un comics de Greg Rucka et Steve Lieber paru chez Oni Press aux États-Unis. Mais la création est venue assez vite, par exemple avec des auteurs allemands : Hector Umbra, d'Uli Oesterle, avait été sélectionnée à Angoulême au bout de deux ans d'existence de la maison, ce qui est quand même très sympa. Ensuite, nous avons commencé à recevoir des projets d'auteurs français et nous avons toujours fait de front création et achat de droits.

 

Aujourd'hui, la création représente la moitié de ce que nous faisons, sur les 25 à 30 titres que nous publions par an, avec en priorité les titres des auteurs avec lesquels nous travaillons déjà, puis les nouveaux auteurs de notre catalogue.

 

La ligne éditoriale d'Akileos s'est-elle diversifiée récemment ?

 

Emmanuel Bouteille : Non : dès 2008, nous avons fait notre premier artbook/recueil de dessins, L'Art de Peter de Sève: A Sketchy Past. Peter de Sève est un character designer connu pour avoir créé les personnages de L'Âge de Glace, mais il a aussi signé beaucoup de couvertures pour The New Yorker. Nous l'avions rencontré via la galerie Art Ludique, et il nous a proposé de faire un artbook avec lui. Depuis, nous en avons fait d'autres, dont un avec Cromwell : nous n'en faisons pas énormément, mais cela permet de nous diversifier.

 

Un peu après, nous avons commencé à faire des livres sur le cinéma, un sujet qui nous intéresse également. Au départ, nous ne faisions que des beaux livres, comme les making-of de la trilogie Star Wars originelle, des livres sur le studio Hammer, un livre sur Docteur Who, et puis, plus récemment, nous avons publié les traductions des livres du British Film Institute, de petites monographies sur le cinéma. Nous travaillons beaucoup sur la maquette, nous refaisons les couvertures avec des illustrateurs que nous connaissons... J'aime beaucoup ces ouvrages, que j'avais lus il y a un moment. Les livres originaux existent depuis les années 1990, mais ils étaient très austères, avec une couverture triste, j'avais trouvé cela dommage, nous ajoutons donc une accroche visuelle. Nous choisissons à la fois les films qui nous intéressent et les auteurs que nous apprécions.


Akileos, éditeur de bandes dessinées

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


 

Enfin, nous faisons aussi un peu de jeunesse, depuis 6 à 7 ans, comme les livres Souriez et Fantômes de Raina Telgemeier, une des personnes qui vendent le plus de BD aux États-Unis, parce qu'elle a réussi à dépasser le public des comic shops. 

 

La diversification est-elle devenue indispensable dans l'édition de bandes dessinées ?

 

Emmanuel Bouteille : Nous le faisons uniquement par envie. J'adore mon métier, mais je l'adore encore plus, car je peux travailler une journée sur un pur texte d'analyse sur un film, ou sur des planches, ou encore un recueil de dessins. Si je faisais tout le temps le même genre de livres, je pense que cela m'ennuierait. De même pour mes lectures : j'aime passer d'un essai historique à un livre illustré ou à des albums jeunesse. En termes commerciaux, il est vrai que cette diversification est utile, elle permet d'éviter d'être trop dépendant d'un secteur qui peut être soumis d'un coup à une plus forte concurrence. En l'occurrence, c'est le cas pour les livres de culture pop, avec l'arrivée de gros acteurs, ou les comics. De toute façon, il n'y a pas de zone protégée.

 

N'est-ce pas difficile de conserver une ligne éditoriale cohérente ?

 

Emmanuel Bouteille : Nous n'avons volontairement pas de ligne éditoriale, en tout cas elle n'est pas consciente : l'idée est de choisir des projets qui nous plaisent, mais comme nous avons des goûts assez éclectiques, nous essayons de garder cette méthode de travail. Nous nous retrouvons donc à faire des livres différents, y compris dans les formats, ce qui complique un peu la tâche par rapport aux imprimeurs. Mais cela donne aussi beaucoup de liberté de choix, pour nous comme pour les auteurs : nous récupérons parfois des projets d'abord proposés à d'autres éditeurs, mais qui réclamaient des changements importants dans le format. Nous laissons les auteurs libres, en reconnaissant malgré tout les contraintes inhérentes au prix du livre et de sa fabrication.

 

Avez-vous un exemple de ce type de contraintes liées au format ?

 

Emmanuel Bouteille : Sur Le Roy des Ribauds, de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, un de nos succès, il y avait une histoire de formats : c'est un format 18 x 26, un format que nous aimons bien — nous l'avions utilisé pour leur album précédent, Block 109, notre plus gros succès. Un autre éditeur leur avait réclamé un format plus traditionnel pour cette série, mais ils ont préféré conserver celui-ci. Ce qui ne leur empêche pas d'avoir d'autres projets chez d'autres éditeurs, notamment Dargaud et Glénat. Ce format 18 x 26, qu'on trouve très agréable, surtout en cas de grande pagination, est à peu près celui des comics, qui sont un peu plus étroits aux États-Unis : nous avons fait plusieurs séries à ce format, et nous adaptons parfois les comics traduits.

 

À propos de format, que pensez-vous de l'appellation roman graphique, qui se substitue à comics ou bande dessinée ?

 

Emmanuel Bouteille : Je n'aime pas cette expression, car tout le monde en a sa définition, et cela devient un mot tiroir pour dire « Quand j'aime une BD, c'est un roman graphique et quand je ne trouve pas ça bon, c'est une BD ». Je suis persuadé que la BD est un terme toujours très noble. Roman graphique, cela vient de l'américain graphic novel, qui se justifiait, car, là-bas, le format comics est vraiment particulier. Le terme album, pour sa part, vient du fait que les bandes dessinées étaient, au départ, des albums, comme un album photo, de strips recueillis ensemble. J'aime le terme générique de BD, et, encore plus, celui de livre. Akileos fait des livres. Je ne vois pas l'intérêt du terme « roman graphique », surtout que pour beaucoup de gens, je pense, il s'agit d'un label qualitatif. Aujourd'hui, qui plus est, la diversification des formats fait que chacun peut trouver son compte. Ce qui m'énerve plus, c'est lorsque quelqu'un me dit qu'il n'aime pas la BD : cela n'a aucun sens, c'est un simple vecteur, qui, aujourd'hui, est très loin de la standardisation de l'époque. En tant qu'éditeur, j'essaie toujours de trouver une bande dessinée qui plairait à chacun, et j'espère que le catalogue s'en ressent. 

 

A-t-il été simple de se faire une place sur le marché de la traduction ?

 

Emmanuel Bouteille : Oui, nous avons travaillé assez rapidement avec des auteurs allemands, espagnols, italiens... Cela pouvait être de la création ou des projets développés dans les pays d'origine, sous la forme de coproductions. À la rentrée, nous publions par exemple Stay Still, Stay Silent, un titre en anglais, mais signé par une autrice finlandaise, Minna Sundberg. Elle publie quatre planches par semaine depuis 2013, c'est un grand feuilleton, incroyable. Nous avons eu un auteur serbe, ou encore un Mexicain, avec La lente marche de l'araignée, de Pepeto, qui nous a été présenté par Tony Sandoval.

 

Il y a beaucoup d'auteurs étrangers qui ont envie d'être publiés en France, car nous avons encore un marché de création, contrairement à certains pays où il s'est un peu effondré, comme en Italie et en Espagne. En plus du prestige associé à une publication en français, il y a un marché protégé par le prix unique du livre, et les libraires indépendants prêts à défendre des ouvrages, cela permet de prendre plus de risques.

 

Les traductions s'effectuent-elles dans le sens inverse ?

 

Emmanuel Bouteille : Ça commence : une nouvelle maison d'édition américaine, Lionforge, a fait l'acquisition des droits de traduction de la série Heraklès, d'Édouard Cour : ils se constituent actuellement un catalogue de BD européenne, et l'agent avec lequel nous travaillons est entré en contact avec eux. Le premier tome devrait paraitre sous peu.

Akileos, éditeur de bandes dessinées

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
 

 

Le monde de l'audiovisuel, qui s'intéresse à l'adaptation de comics, vous a-t-il approché ?

 

Emmanuel Bouteille : Mon associé avait fait quelques rencontres au Salon du livre, mais ce sont des projets très longs. Nous avons déjà vendu des options, mais cela fait rarement un film. Nous serions très heureux, car cela met un beau coup de projecteur sur l'oeuvre originale. Quand le film est bien : pour Whiteout, l'agent nous avait proposé de le rééditer, moyennant un petit supplément, à l'occasion de la sortie du film. Sauf que le film était très mauvais, et que ce n'est pas possible de vendre une BD derrière dans ces conditions.

 

Bénéficiez-vous d'aides du Centre National du Livre ?

 

Emmanuel Bouteille : Nous en avons eu une ou deux, mais elles sont rares. Nous en avons eu une pour l'édition de l'intégrale de Pogo de Walt Kelly, mais, même avec l'aide, cela a été trop juste et nous n'avons pas pu continuer, malheureusement. Par contre, nous avons été bien soutenus par la région Nouvelle-Aquitaine, pour les formations, du conseil juridique ou autre, et le soutien économique, avec des subventions et des prêts à taux 0.

 

Comment se déroule un projet de création chez Akileos ?

 

Emmanuel Bouteille : Je peux parler du travail autour de La Valise, de Gabriel Amalric, Margane Girodane et Diane Ranville, 3 jeunes auteurs de Grenoble qui nous ont envoyé ce projet accompagné d'un petit résumé et de quelques planches. Nous sommes partis là-dessus et avons travaillé avec eux, c'est sorti en début d'année. Le gros du travail avec les auteurs concerne souvent la narration. En général, lorsqu'on signe le projet, c'est que le visuel nous plait, mais on intervient beaucoup — si l'on intervient — au niveau du storyboard. Il n'y a pas de règle absolue en la matière, mais simplement quel feeling on veut donner au lecteur, si l'on veut une narration éclatée, elliptique ou, au contraire, très cinématique... Tout dépend du projet et de l'histoire, on ne va pas forcer les choses. Là, en plus, il y avait une ambiance particulière au niveau des couleurs, de l'histoire, une fable dystopique, qui influe sur le style graphique aussi. Ce travail prend plus de temps qu'une traduction, mais il se fait sur une plus longue durée. La Valise a demandé deux ans de travail de notre côté.


Akileos, éditeur de bandes dessinées
(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
 

Qu'est qui fait dire qu'une série est aboutie avant de la publier ?

 

Emmanuel Bouteille : Pour les jeunes auteurs, nous encourageons l'écriture de bandes dessinées qui se tiennent et se lisent seules. Parce qu'il est très difficile aujourd'hui, avec l'explosion de la production, d'arriver avec un projet de série en 8 volumes. On peut faire de longues séries, comme Clues ou Heraklès, en 3 ou 4 tomes, ou encore Apocalypse sur Carson City, dont le 7e tome vient de paraitre, qui sont tous des succès chez nous. Faire un tome ou deux, c'est aussi la garantie de pouvoir terminer l'histoire. Nous pouvons publier un album pour finir l'histoire même si la situation est difficile économiquement, mais nous ne pouvons pas nous permettre de sortir trois albums à perte. Aujourd'hui, les lecteurs aiment que l'histoire soit complète, certains attendent même directement l'intégrale. 

 

Avez-vous vu la situation changer pour les séries de BD ?

 

Emmanuel Bouteille : Oui, très clairement. Aujourd'hui, si un premier tome ne fonctionne pas, on ne vous laisse plus la chance de repartir avec le suivant, il y a trop d'albums qui sont publiés. Il y a à peu près deux fois plus de nouveautés qu'il y a 15 ans, pour un gâteau qui a un peu gonflé avec la hausse des prix des BD, mais pas suffisamment pour tout le monde. C'est plus difficile, particulièrement pour les auteurs. Ceux qui commencent, entre guillemets, sont face à la difficulté de la situation, mais il y a des auteurs qui gagnaient assez correctement leur vie et qui ont vu leurs revenus divisés par deux, parce que les tirages baissent, sans parler des nouveaux statuts que prévoit l'État. La baisse des tirages frappe durement les auteurs, car l'éditeur va compenser en sortant plus — ce que nous essayons d'éviter, mais les gros éditeurs se sont mis à publier beaucoup plus —, les libraires font plus de rotation, mais l'auteur, lui, ne peut pas travailler deux fois plus vite. Ou alors, il fait des choses à côté, comme des boulots d'illustration, ou il change de métier. Aujourd'hui, il faut être un passionné pour faire de la BD : même si notre situation d'éditeur indépendant est plus enviable que celle des auteurs, elle n'est pas non plus reluisante.

 

La concentration dans le secteur explique-t-elle les difficultés des éditeurs indépendants ?

 

Emmanuel Bouteille : C'est la loi de notre monde dans tous les secteurs, y compris ceux dits « culturels ». Les gros sont de plus en plus gros, ils mettent de plus en plus de moyens, ils viennent nous « voler nos auteurs »... C'est important que nous soyons là pour insuffler du sang neuf, en quelque sorte, comme il est important que les gros éditeurs soient présents pour que les auteurs qui ont du succès puissent mieux vivre de leur travail. C'est un écosystème qui est en soi pertinent. Sauf que face à une explosion de l'offre, les libraires ont tendance à se focaliser sur les bandes dessinées qui marchent, car ils ont leurs contraintes. Les gros éditeurs ramassent plus, mais les best-sellers eux-mêmes ont de plus en plus de mal.

 

Les lecteurs sont-ils plus attachés à une maison d'édition lorsqu'elle est indépendante ?

 

Emmanuel Bouteille : C'est possible, mais ce n'est pas systématique. Certains identifient nos livres, mais pas l'éditeur. Au début, quand on publie moins de 10-15 titres par an, on n'existe pas en tant qu'éditeur, on existe grâce aux quelques succès. Là, ça commence à changer, avec le cap des 10 ans et la production assez régulière de 25 à 30 titres par an, les albums qui fonctionnent bien, les rééditions... C'est un travail de longue haleine.


Akileos, éditeur de bandes dessinées

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


 

Vos titres sont-ils diffusés en numérique ? Ce format parvient-il à convaincre ?

 

Emmanuel Bouteille : Nos titres sont un peu diffusés en numérique, mais, pour l'instant, c'est un peu éclaté. Sur la BD, c'est assez marginal pour nous, sauf quelques séries comme Block 109, mais ça s'est tassé ces derniers temps, sur iznéo ou bdBuzz.

 

Quelle est l'histoire derrière Block 109, le plus grand succès d'Akileos ?

 

Emmanuel Bouteille : Les deux auteurs nous ont d'abord envoyé un projet : nous leur avons dit non une première fois, puis une deuxième fois, avec des commentaires, bien entendu. Et puis les projets sont devenus de plus en plus aboutis, ils revenaient à la charge sans se décourager... Le dessinateur, Ronan Toulhoat, faisait du design de bateaux, et avait donc un emploi, mais il voulait faire de la BD. Vincent Brugeas était bibliothécaire, et tous deux se connaissaient depuis le lycée, avec cette envie de faire de la BD. Ils ont pitché Block 109, et nous avons vraiment accroché, le synopsis a suivi, puis les premières planches, en noir et blanc. Nous avons dit d'accord, et les planches sont devenues meilleures au fil des envois. Thématique et format ont permis de faire décoller la BD, avec un premier tirage épuisé très rapidement, pour aboutir à 3 tirages en un an. Il y a eu les suites, et les one shot.

 

Nous allons ressortir Block 109 en intégrale, ce qui fait aussi partie de la valorisation du catalogue : économiquement, c'est un moyen de trouver l'édition ultime, même si cela suppose aussi de revendre ce que l'on a déjà vendu. Avoir un fonds de catalogue, c'est aussi avoir une histoire, en tant qu'éditeur. Nous avons fait les intégrales couleur et noir et blanc d'Heraklès, aussi : je voulais vraiment mettre en valeur les dessins noir et blanc du dessinateur. Dans les grands classiques, chez les éditeurs BD, Dupuis fait un super boulot de mise en valeur, avec des appareils critiques et une qualité d'impression notable. Dans ces cas-là, je n'ai aucun problème à repasser à la caisse.




Commentaires

En règle général je retiens le nom des éditeurs (surtout ceux que j'aime bien), je fais chez eux L'Extrabouriffante Aventure des Super Deltas, Giant Days (T5 le mois prochain) et Renato Jones. J'aime beaucoup Merci pour ces séries et Merci pour l'interview
Chapeau. Tous mes voeux.

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