Génération Berlusconi, Paolo di Paolo raconte une autre Italie

Nicolas Gary - 18.09.2015

Interview - Italie Berlusconi - défaitisme pays - langue réunion


La librairie italienne La Libreria, accueillait hier l’écrivain Paolo di Paolo. Aux côtés du traducteur de son dernier roman, Renaud Temperini, rencontre tout en réseau avec un talent évident, en proie aux angoisses contemporaines d’une Italie troublée. Et portant malgré tout un regard juste, sage même, sur son pays et ses concitoyens.

 

Rencontre avec Paolo di Paolo

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Voici le récit, tout en activité sociale, de l’intervention, quelques bribes saisies instantanément, pour rendre compte des thèmes qui traversent le livre, Où êtiez-vous tous ?

 

Lauréat du prix Mondello et du Superpremio Vittorini, un roman de formation, plein de légèreté et de sérieux, de fraîcheur et de maturité, assorti d’une radiographie des années Berlusconi, vues à travers les yeux d’un étudiant italien. Un jour, l’adolescence prenait fin. Nous ne nous étions pas réveillés vieux ; moins impétueux, pourtant. Et d’accord, c’est normal. Mais nous étions aussi quelque peu défaitistes. Nous avions fait l’amour, passé des examens, laissé derrière nous quelques ambitions démesurées et stupides. Les choses pouvaient s’en aller, légères ou désespérées. 

 

Rencontre à la libreria, librairie italienne Paolo di Paolo (premier plan - Renaud Temperini traducteur)

Posted by Nicolas Gary on jeudi 17 septembre 2015

 

 

 

 

 

 

 

Paolo di Paolo : "j'avais besoin des objets, pour ce livre qui traite en fait de la mémoire"

Une photo publiée par @nicolasgary le

 

 

 


Pour approfondir

Editeur :
Genre : litterature...
Total pages : 268
Traducteur :
ISBN : 9782714457110

Où étiez-vous tous

de Paolo Di Paolo

​Lauréat du prix Mondello et du Superpremio Vittorini, un roman de formation, plein de légèreté et de sérieux, de fraîcheur et de maturité, assorti d'une radiographie des années Berlusconi, vues à travers les yeux d'un étudiant italien. Un jour, l'adolescence prenait fin. Nous ne nous étions pas réveillés vieux ; moins impétueux, pourtant. Et d'accord, c'est normal. Mais nous étions aussi quelque peu défaitistes. Nous avions fait l'amour, passé des examens, laissé derrière nous quelques ambitions démesurées et stupides. Les choses pouvaient s'en aller, légères ou désespérées. On n'avait pas le temps de s'apercevoir (une minute de concentration aurait suffi) qu'en réalité nous n'avions jamais cru en rien. Jamais jusqu'au bout. Ne pas avoir expérimenté l'aveuglement pur et violent de l'idéologie avait-il été une bonne chose? Peut-être. Où étions-nous tous? Quand avons-nous renoncé? Recenser, compiler, archiver coupures de journaux, photographies, souvenirs de famille ; retenir le temps ; figer les belles choses avant qu'elles disparaissent ; vivre, aimer, être soi-même. Et, qui sait, participer à la marche du monde. Superpremio Vittorini en 2012

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