Uchroniques : Comment l'ouvrage est entré en librairies

Association Effervescence - 06.05.2014

Interview - librairie - uchroniques - élèves du master


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l'association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du master Édition et Audiovisuel de Paris-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du master et de l'association. 

 

Cette semaine, Les Uchroniques vous invitent à acheter leur ouvrage directement en librairie.

 

La présentation de l'ouvrage des Uchroniques au Salon du livre peut sembler être l'étape finale de leur projet. Pourtant, en dépit des stages et de l'interruption des cours réguliers en Sorbonne, les étudiants du master n'en ont pas terminé avec leur livre. Tiré à 550 exemplaires, Le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé a connu un bon démarrage à sa sortie : une soixantaine d'exemplaires ont été écoulés lors de son vernissage à la librairie-galerie Le Monte-en-l'air, et presque autant pendant le Salon de Paris. Fin mars, il restait donc à organiser la vente en ligne et en librairie. 

 

C'est à Pierre, du pôle commercialisation des Uchroniques, qu'a échu le travail de démarchage afin de placer quelques exemplaires du recueil dans les points de vente. Une mission importante dont le principal intéressé nous rend compte aujourd'hui.

 

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Comment démarche-t-on une librairie physique et à quelles stratégies a-t-on recours ?

On prend d'abord rendez-vous par téléphone. C'est assez facile. Ensuite, il est utile de connaître les spécificités de chaque librairie, voire même de chaque libraire – ça, j'imagine qu'on l'acquiert avec l'expérience – afin de s'adresser à la bonne personne et de la bonne manière. Dans notre cas, la bonne manière a été d'appuyer sur l'originalité de notre projet, sa forme collective qui le destine davantage au rayon sciences humaines que littérature générale, mais aussi sur son prix modique par rapport au coût de fabrication. La qualité littéraire des textes est un faire-valoir. Quand on sent le libraire réceptif, il ne faut pas hésiter à lui offrir un exemplaire : un livre lu est un livre bien défendu !

 

 


 

 

Comment se déroule l'entretien avec le libraire ?

Il faut aller vite et droit au but : prix, nombre de pages, auteur et durée de vie... un argumentaire en accéléré. L'entretien se déroule généralement au milieu de la librairie, entre les clients, et il n'est pas rare que le libraire n'aitque peu de temps à vous accorder. Tout cela est sauvé par une sorte de professionnalisme aimable qui fait la réputation de la librairie française à travers le monde. 

 

 

Quelle est la principale condition de négociation ?

N'oublions pas la remarque avisée de Jean-Marie Ozanne, qui faisait observer qu'à 35 % de remise, un libraire survit, à 40 %, il peut vivre.Globalement, nous avons appliqué un taux compris dans cet intervalle.

 

 

Quels réussites et échecs particuliers t'ont marqué de ces rencontres ?

Le premier réassort a été une grande joie, comme le premier échec à obtenir une mise en place une déception déconcertante. 

 

 

Quels types de librairies ont accepté d'accueillir l'ouvrage ?

Les librairies généralistes, celles assez riches pour disposer d'un rayon de sciences humaines conséquent, m'ont semblé plus partantes que les librairies spécialisées dans l'illustré. C'est un mystère que je n'ai pas encore résolu mais je vais m'y atteler. Certaines librairies de quartier, malgré une surface parfois réduite, n'ont pas hésité à prendre quelques exemplaires en dépôt. Il faut dire que notre livre peut toucher un large public, de tous âges et aux centres d'intérêt variés.

 

 

À quelle période les démarches se sont-elles déroulées ? 

Dans les semaines qui ont suivi le Salon du livre de Paris. D'ailleurs, l'accueil fait à notre livre et, il faut le dire, les bons chiffres de ventes réalisés lors de ces quatre jours ont aussi servi d'appui dans mon rôle de représentant. 

 

 

Après avoir reçu l'accord des libraires pour leur déposer les livres, comment suis-tu leur vente et dans quels délais ?

On garde une archive de chaque mise en place et on s'enquiert de l'état des ventes par trimestre. 

 

 

À combien estime-t-on les ventes actuellement ?

À peu près deux cents exemplaires vendus depuis le Salon du livre, et une large centaine pour la version numérique.

 

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Voici les adresses des points de vente ayant accueilli Le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé sur leurs étagères :

 

PARIS
La librairie allemande Marissal Buecher – 42, rue Rambuteau, 75003
Cahiers de Colette – 23, rue Rambuteau, 75004
L'Écume des pages – 174, boulevard Saint Germain, 75005
Librairie Sillage – 17, rue Linné, 75005
Compagnie – 58, rue des Écoles, 75005
La Hune – 16-18, rue de l'Abbaye, 75006
Le Dilettante – 7, place de l'Odéon, 75006
Les Balades Sonores – 1, avenue Trudaine et 2, rue Gérando, 75009
La Librairie de Paris – 7, place de Clichy, 75017
L'Humeur Vagabonde – 44, rue du Poteau, 75018
Le Monte-en-l'air – 2, rue de la Mare, 75020 

  

ÎLE-DE-FRANCE
Petits papiers – 57, rue Grande, 77250 Moret-sur-Loing
Une page de vie – 76, avenue du Général Leclerc, 78220 Viroflay
Folies d'encre – 9, avenue de la Résistance, 93100 Montreuil

 

Les versions papier et numérique sont également disponibles sur le site des Uchroniques.

  

 

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