390 000 ebooks pirates déversés accidentellement sur internet #epicfail

Nicolas Gary - 09.05.2018

Lecture numérique - Législation - ebooks pirates internet - contrefaçon lecture livres - internet développeur epicfail


Dans le monde de l’internet, on appelle ça un epicfail : une énorme boulette. D’autant que l’intéressé n’avait manifestement aucune intention de devenir une figure de proue de la contrefaçon de livres. Et pourtant, ce sont 390.000 ebooks qu’il a littéralement déversés sur la toile.


des pirates partout
charlotte henard, CC BY SA 2.0
 

 

Dans les premiers temps, Nick Janetakis n’a pas prêté attention aux notifications que Google lui a envoyées par email. « J’ai commencé un nombre absurde de notifications, mais le les ai ignorées. Je me suis dit que “Google était drogué” », explique-t-il. Mais au bout d’un moment, ce développeur a dû se rendre à l’évidence : il avait un problème. 

 

Voilà deux ans, ce dernier enregistrait un cours en vidéo, qui traitait de la configuration de nom de domaines en HTTPS. Il s’agit d’une méthode permettant de garantir la sécurité d’un site. « Dans mes cours, je m’assure de tout faire en vidéo de sorte que l’on puisse observer tout le processus de bout en bout », ajoute-t-il.

 

Pour faire les choses simplement, il utilisait un nom de sous-domaine, ssl.nickjanetakis.com, qui pointait vers un serveur acheté chez DigitalOcean. Le serveur disposait donc d’une adresse et le DNS — le nom du domaine — dirigeait donc vers cette adresse.

 

Tout cela s’est parfaitement déroulé, jusqu’à ce que Nick décide de cesser son activité pédagogique. Il n’a pas renouvelé le serveur (nommé Droplets chez OceanDigital) et a fini par oublier son serveur virtuel (VPS). 

 

Sauf qu’il avait omis un petit détail : certes le serveur expire, mais Nick n’a pas modifié la redirection de son DNS. Autrement dit, le serveur et son adresse ont été rachetés pour héberger des fichiers ebooks, et le nom de domaine de Nick redirigeait toujours vers cette adresse.

 

Sans, bien évidemment, que lui n’ait la moindre idée de ce qui était réellement en train de se tramer. Des pirates avaient en effet récupéré l’adresse IP du serveur pour héberge quelque 390.000 ebooks. 



 

Le 22 avril 2018, la réalité finit pourtant par rattraper Nick : une première plainte DMCA est déposée auprès de Google. Et là, les choses sérieuses commencent pour Nick : outre les notifications qu’il reçoit, il se retrouverait donc à la tête d’un empire de livres numériques piratés. Bien que l’IP du serveur ne soit plus à lui, le fait qu’il n’ait pas supprimé la redirection de son sous-domaine le rendait complice...


« J’ai demandé à DigitalOcean d’obtenir le contact email de la personne qui possédait l’adresse IP, mais ils ont refusé. Je voulais juste le savoir pour ma propre santé », assure-t-il à Torrent Freak.

 

Depuis, la mésaventure est finie, les redirections sont arrêtées et l’on tombe en réalité sur une plateforme qui sollicite une inscription pour accéder à des livres numériques. Possiblement, car, en réalité, tout cela ressemble plutôt à une vaste arnaque qu’à un service de contrefaçon classique. 

 

Suivant le fil, Torrent Freak s’est tout de même arrêté quand une alerte MalwareBytes a surgi. Définitivement, l’escroquerie était vérifiée.
 




Commentaires

Pour les plus anglophiles qui souhaiteraient trouver la source de cette "traduction" (le droit d'auteur étant naturellement parmi les priorités d'actualitte...) : https://www.husham.com/developer-accidentally-makes-available-390000-pirated-ebooks/
Nous allons laisser votre commentaire, juste pour le fun, parce que la source que vous pointez (et la petite pique déplacée que vous nous lancez), a le bon goût d'indiquer que... c'est Torrent Freak, cité dans notre article, qui est à l'origine de l'information.

Et chose plus drôle encore, là où nous avons mis un lien direct vers la source, le site que vous pointez n'a fait que des renvois vers des pages internes, sans jamais faire de lien vers TF. Je crains que, pour le coup, notre manière de faire ne soit un peu plus honnête.

Allons plus loin : il semblerait bien que le site que vous sourcez n'ait fait qu'un copier-coller de Torrent Freak. Diable, le respect du droit d'auteur et le sens du journalisme, vous l'avez donc dans le sang !

Donc, pour être assuré du ridicule de votre démarche, et vous garantir que nous respectons les sources, on va laisser votre petite bafouille ici. La prochaine fois, pour plus de succès de vos saillies, n'hésitez pas à signer sans pseudonyme. C'est fou ce qu'il se trouve de courageux chez les anonymes, disait à peu près Desproges (la source, voyez, hein...)

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